Jour: swissmedic

Les nominés du Prix Transparence 2018

Tout au long de l’année écoulée, des journalistes ont mis au jour des scandales et  irrégularités au sein de l’administration grâce aux lois sur la transparence. Fruits de ces recherches, certains de ces articles ont été nominés pour le Prix Transparence 2018. 

 

Urs P. Gasche

Infosperber,
9 janvier 2018

Swissmedic s’est défendue avec véhémence contre une demande d’un journaliste qui voulait connaître le nom des experts liés à la procédure d’autorisation d’un médicament anti-cancéreux décrié (Fotolyn, du fabricant Mundipharma). La bataille judiciaire, qui aura duré quatre ans, est allée jusqu’au Tribunal fédéral. Swissmedic a finalement dû fournir les informations requises. «Infospreber» a mis le doigt sur des conflits d’intérêt: deux des inspecteurs sont vice-présidents et le troisième directeur principal d’Allos Therapeutics, société qui possède les droits du médicament au Canada et aux Etats-Unis.

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Swissmedic a peur de la transparence

 

Peu courageux lorsqu’il s’agit d’appliquer le principe de transparence : Jürg Schnetzer, directeur de Swissmedic. (Photo Keystone/Peter Klaunzer)

Par Marcel Hänggi. Swissmedic, l’autorité suisse de surveillance et d’autorisation des produits thérapeutiques, est allée jusqu’au Tribunal fédéral pour éviter de devoir révéler quels experts ont rédigé les expertises qui jouent un rôle important dans la procédure d’autorisation d’un médicament.

Le Folotyn est un médicament contre le cancer du fabricant Mundipharma. En 2013, Swissmedic a décidé de l’autoriser, quand bien même l’autorité écrit dans ses informations spécialisées à propos du Folotyn : « L’utilité en cas de survie sans progression et de survie globale n’est pas établie. » L’autorité compétente américaine avait décidé dans le même sens, tandis que l’UE a refusé l’autorisation.

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Tout était en ordre, selon les experts de Swissmedic

Les experts de Swissmedic sont tenus de déclarer leurs liens d'intérêt: ils le font de façon sommaire.

 

Par Isabelle Ducret.  S’il est un point sur lesquels les Suisses sont très susceptibles, c’est bien la confiance dans les institutions. Il a fallu des semaines pour parvenir à vérifier les éventuels conflits d’intérêt entre les 40 médecins-experts de Swissmedic et les firmes pharmaceutiques.

Enquêter sur les conflits d’intérêt en Suisse, une gageure. En préparant ce Temps Présent sur la sécurité des médicaments, notre première impression se confirme bien vite : en toile de fond se trouve l’éternelle question de l’indépendance des experts de la santé face aux grandes firmes pharmaceutiques… un sacré lobby en Suisse.

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