Jour: SG-DDPS

Philippe Boeglin gagne le Prix Transparence 2018

Utilisation exemplaire de la loi sur la transparence : le lauréat Philippe Boeglin devant le siège du département de la Défense à Berne.

Par Martin Stoll. Cadeaux luxueux, séminaires arrosés, vols en hélicoptères pour les épouses de haut gradés: grâce à la loi sur la transparence, des journalistes ont mis au jour l’an dernier les notes de frais salées des officiers de l’armée. Philippe Boeglin reçoit ainsi le Prix Transparence 2018.

L’année 2018 a été un bon cru : une série d’articles et d’émissions ont été réalisés grâce à une loi sur la transparence. Pour le jury composé de rédacteurs en chef qui a couronné les meilleures contributions, le choix n’a pas été facile. C’est l’article du journaliste de «La Liberté» Philippe Boeglin, « Les frais de l’officier », qui a remporté le Prix.

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Les nominés du Prix Transparence 2018

Tout au long de l’année écoulée, des journalistes ont mis au jour des scandales et  irrégularités au sein de l’administration grâce aux lois sur la transparence. Fruits de ces recherches, certains de ces articles ont été nominés pour le Prix Transparence 2018. 

 

Urs P. Gasche

Infosperber,
9 janvier 2018

Swissmedic s’est défendue avec véhémence contre une demande d’un journaliste qui voulait connaître le nom des experts liés à la procédure d’autorisation d’un médicament anti-cancéreux décrié (Fotolyn, du fabricant Mundipharma). La bataille judiciaire, qui aura duré quatre ans, est allée jusqu’au Tribunal fédéral. Swissmedic a finalement dû fournir les informations requises. «Infospreber» a mis le doigt sur des conflits d’intérêt: deux des inspecteurs sont vice-présidents et le troisième directeur principal d’Allos Therapeutics, société qui possède les droits du médicament au Canada et aux Etats-Unis.

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La loi sur la transparence, « un moyen de pression positif »

Il s’appuie sur ses droits d’accès de manière ciblée: le journaliste Ludovic Rocchi. (Photo: Keystone)

 

MAKING-OF Pour son reportage sur la start-up S3, Ludovic Rocchi a obtenu des documents confidentiels de l’armée. Selon lui, « les journalistes doivent plus utiliser la loi sur la transparence lors de sujets sensibles ».

La requête a été déposée le 25 avril 2018. Le but était de consulter des documents attestant les intérêts de l’armée pour l’achat d’un satellite « espion » de S3. Deux semaines plus tard, le DDPS a donné son feu vert, allant jusqu’à déclassifier certains documents. Plus d’informations…


Selon le PFPDT, le principe de transparence s’enracine

Un changement de culture « petit à petit consolidé »: le préposé à la transparence Adrian Lobsiger (droite) avec son suppléant Jean-Philippe Walter. (Photo: Keystone/Peter Schneider)

 

Par Martin Stoll. Le Préposé à la transparence de la Confédération tire un bilan annuel positif et constate un changement de culture vers une activité administrative plus ouverte ».

Selon le Préposé à la transparence (PFPDT), 590 requêtes ont été adressées l’an dernier à la Confédération, soit 30 de plus qu’en 2016. Mais le taux de refus a également grimpé légèrement : en 2016, on a dénombré 16% de rejets de requêtes de consultation, contre une moyenne de 21% en 2017.

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Guy Parmelin ne veut pas de trace écrite de ses entretiens

Le conseiller fédéral Guy Parmelin craint que des journalistes s’emparent d’informations sensibles. (Keystone/Marcel Bieri)

Par Julia Rippstein. Après la cyberattaque contre Ruag, le ministre de la défense Guy Parmelin a refusé de transcrire des entretiens. Par peur que des journalistes consultent ces documents. Des politiciens sont indignés.

Ces faits émanent du rapport de la commission de gestion du Conseil national publié mardi passé. Celle-ci a enquêté après l’attaque informatique en 2015, lors de laquelle plus de 20 Giga octets de données avaient été volés à l’aide d’un logiciel malveillant.

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