Catégorie:Administration fédérale

«Mettre en œuvre la LTrans incombe aussi aux directions»

 

Taire les coulisses de la pandémie ou du sauvetage de Credit Suisse? Le préposé fédéral à la transparence Adrian Lobsiger (droite) et le responsable du domaine du principe de la transparence Reto Ammann. (Photo: PFPDT)

Vingt ans après son introduction, la loi sur la transparence n’a jamais été autant utilisée. Entretien avec le préposé fédéral à la transparence Adrian Lobsiger et le responsable du domaine du principe de la transparence Reto Ammann.

Dans votre dernier rapport d’activités, vous écrivez que la loi sur la transparence s’est établie. Dans le même temps, les autorités tentent toujours plus de s’y soustraire en créant des lois spéciales. Cherchent-elles ainsi à réduire la charge administrative croissante?

Adrian Lobsiger (AL): Nous ne pouvons que faire des suppositions sur leurs motivations. Je pense qu’il y a souvent un manque de compréhension: la LTrans est dans l’intérêt même de l’État. La transparence instaure la confiance, elle sert de rempart aux suspicions et aux théories du complot.

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20 ans de LTrans: un succès qui présente des fractures

Il veut continuer à se battre contre les détracteurs de la transparence: le préposé fédéral Adrian Lobsiger lors de sa conférence de presse annuelle. (Montage: Loitransparence.ch)

Par Michelle Isler et Martin Stoll. À l’occasion des vingt ans de la LTrans, le préposé fédéral à la transparence a tenu un discours ambivalent. Il s’inquiète que le principe de transparence soit vidé de sa substance.

La page de titre du 33e rapport d’activités du préposé fédéral à la transparence (PFPDT) donne le ton: les vingt ans du principe de la transparence ne sont pas représentés par une pile de documents rendus accessibles, mais une page noircie par des caviardages. Cette ambivalence a marqué la conférence de presse annuelle qui s’est tenue mardi.

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Une enquête inédite révèle où sont répartis les réfugiés

Débattu en politique mais peu étudié, différent d’un canton à l’autre: le système de l’asile en bref. (Vidéo avec Gülsha Adilji et Flavio Stucki)

Par Martin Stoll et Christian Zeier. Ce sont des données inédites: l’Atlas de l’asile de Loitransparence.ch et du collectif d’enquête Reflekt révèle dans quelles communes les personnes en procédure d’asile ont été réparties entre 1994 et 2025 et lesquelles n’ont en accueilli aucune.

L’analyse des données met au jour des disparités flagrantes: alors que certaines communes comptaient par moments jusqu’à 35 personnes ayant fait une demande d’asile pour 100 habitants, presque 100 communes n’ont en enregistré aucune depuis 1994.

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Les hôpitaux ne sont pas près de faire la transparence

Il existe des différences considérables parmi les soins fournis dans les hôpitaux. Ici, une salle d’opération de l’hôpital de la ville de Zurich. (Photo: Michael Buholzer/Keystone)

Par Céline Graf. Après le scandale impliquant un ex-chirurgien chef à Zurich, la comparaison de la qualité des hôpitaux reste un sujet épineux… et opaque. Ce manque de transparence pourrait avoir des répercussions néfastes, selon les experts.

Dans quels hôpitaux puis-je bénéficier du meilleur traitement en cas de problème médical? Cette question est légitime du point de vue des patients. Il s’agit même d’un principe inscrit dans la loi en Suisse: la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) oblige la Confédération à publier des données sur la qualité des soins afin de permettre des comparaisons entre hôpitaux.

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Le SECO se met en porte-à-faux avec la loi

Blocage du SECO: la secrétaire d’État Helene Budliger Artieda avec le représentant américain au Commerce et le président de la Confédération. (Photo: Laurent Gilliéron/Keystone)

COMMENTAIRE Le Secrétariat d’État à l’économie fait fi de la loi sur la transparence et sabote la procédure de conciliation. L’affaire devrait être portée devant les tribunaux et c’est tant mieux.

Ce comportement est préoccupant. Le Secrétariat d’État à l’économie (SECO), avec le soutien du conseiller fédéral Guy Parmelin, refuse non seulement l’accès aux documents liés à la procédure sur l’accord douanier avec les États-Unis, mais aussi la participation à la procédure de conciliation. En bref: la loi sur la transparence est contournée au plus haut niveau.

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