Jour: Seco

Une honte pour un pays qui se veut progressiste

L’ancien conseiller fédéral Johann Schneider-Ammann donne une conférence de presse sur la corruption au sein du Seco. (Photo: Peter Klaunzer/Keystone)

Par Christian Brönnimann. La corruption au sein du Seco a pu être mise au jour grâce à la loi sur la transparence et à des lanceurs d’alerte, scandale qui a montré l’importance de ces instruments de contrôle. Or, on ne veille justement pas assez sur ceux-ci.

 

 

Les agissements au sein du Secrétariat d’État à l’économie (Seco) ont non seulement coûté des millions à la Confédération, mais aussi sévèrement écorné sa réputation. Cela a montré à quel point l’administration était vulnérable face aux copinages et à des patrons s’asseyant sur leur devoir de surveillance.

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Transparence limitée durant la pandémie

Le préposé Adrian Lobsiger parle de «mise à l’épreuve du principe de transparence». (Photo: Peter Schneider/Keystone)

Par Martin Stoll. Durant l’année 2020, marquée par la crise liée au coronavirus, le public a exigé de l’administration fédérale plus de transparence que jamais: un quart des demandes d’accès avait un lien avec la pandémie. Les autorités ont accordé l’accès à ces documents de façon plutôt réticente.

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La Wochenzeitung gagne le Prix Transparence 2020

Un article «d’intérêt public»: les journalistes de la WOZ Kaspar Surber et Jan Jirát.

Par Martin Stoll. Ils se sont battus pendant cinq ans pour obtenir des données qui permettraient enfin de mieux comprendre le commerce des armes en Suisse. Les journalistes Jan Jirát, Kaspar Surber et Lorenz Naegeli reçoivent ainsi le Prix Transparence 2020.

Les médias n’avaient jamais autant réalisé d’articles et d’émissions grâce aux lois sur la transparence que l’année passée, année du corona. Des procès-verbaux ont notamment démontré que les autorités avaient initialement sous-estimé le risque de pandémie ou ont permis de reconstruire la débâcle des masques. Un jury de rédactrices et rédacteurs en chef a décidé de distinguer un article de la «WOZ» sur les exportations d’armes comme meilleure enquête sur la transparence de 2020. 

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Exportations d’armes: la WOZ gagne au Tribunal fédéral

Une bataille juridique partie d’une recherche sur des grenades livrées par Ruag, destinées à la guerre civile en Syrie. (Photo: SRF)

Par Jan Jirát. Le Tribunal fédéral a tranché en faveur d’une plus grande transparence dans le domaine controversé du commerce d’armes: les noms des entreprises suisses exportatrices doivent être publiés.

A l’origine de ce verdict: une demande d’accès en vertu de la loi fédérale sur la transparence faite par le journaliste Jan Jirát de la Wochenzeitung (WOZ) en avril 2015. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) a, pendant cinq ans, fermement refusé de donner la liste des sociétés helvétiques exportant des armes par crainte de toucher au secret d’affaire et de porter atteinte aux intérêts de la politique extérieure de la Suisse.  

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Exportations d’armes : ce que nous ne devions pas savoir

Des armes pour la planète: un collaborateur du groupe suisse d’armements Ruag explique le fonctionnement d’un fusil d’exercice à Bure (JU). (Photo Georgios Kefalas/Keystone)

Par Florian Imbach. Le rapport du Contrôle fédéral des finances (CDF) était de la dynamite. Il a mis l’accent sur l’inquiétante proximité des contrôleurs de l’administration avec l’industrie des armes. Leur travail serait « peu efficace ».

 

Après que l’on eut appris que, à la demande des producteurs d’armes, le Conseil fédéral voudrait simplifier les exportations dans des pays où sévit une guerre civile, le rapport du CDF a créé des mouvements d’humeur dans de larges cercles de l’opinion publique.

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