Jour:Canton de Zurich

Asile: les autorités zurichoises ne livrent pas de données

Par Michelle Isler. L’enquête de Loitransparence.ch et de «Reflekt» qui a abouti à l’Atlas de l’asile révèle des données inédites sur la politique de l’asile en Suisse: quelles sont, depuis 1994, les communes qui accueillent des réfugiés? À Zurich, les autorités refusent depuis des années de fournir les quotas de requérants d’asile.

En 2025, la Suisse n’a jamais autant compté de personnes requérantes d’asile. Les cantons sont chargés de les attribuer à leurs communes selon un système de répartition qui varie d’un canton à l’autre. Néanmoins, les capacités d’hébergement cantonales atteignent souvent leurs limites.

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Une enquête inédite révèle où sont répartis les réfugiés

Débattu en politique mais peu étudié, différent d’un canton à l’autre: le système de l’asile en bref. (Vidéo avec Gülsha Adilji et Flavio Stucki)

Par Martin Stoll et Christian Zeier. Ce sont des données inédites: l’Atlas de l’asile de Loitransparence.ch et du collectif d’enquête Reflekt révèle dans quelles communes les personnes en procédure d’asile ont été réparties entre 1994 et 2025 et lesquelles n’ont en accueilli aucune.

L’analyse des données met au jour des disparités flagrantes: alors que certaines communes comptaient par moments jusqu’à 35 personnes ayant fait une demande d’asile pour 100 habitants, presque 100 communes n’ont en enregistré aucune depuis 1994.

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Ce que les cantons décident n’est plus un secret

Le gouvernement zurichois s’est érigé en rempart à la transparence des conférences intercantonales. (Photo: Michael Buholzer/Keystone)

Par Martin Stoll. C’est une décision historique: le Tribunal administratif de Zurich a accordé à Loitransparence.ch l’accès aux décisions d’une con­fé­rence intercantonale, mettant ainsi fin à un litige de sept ans et envoyant un signal en faveur d’une plus grande transparence au sein de ces instances.

Jusqu’à présent, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) décidait elle-même ce qu’elle souhaitait publier. D’autres conférences intercantonales en faisaient de même, privilégiant le principe du secret. Désormais, ses décisions doivent être rendues accessibles. L’arrêt en ce sens envoie un signal fort en faveur d’une plus grande transparence des organes intercantonaux.

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Un débat sur le pouvoir, les médias et la culture de l’erreur

Le débat de Café Transparence a réuni le politologue Michael Hermann, la journaliste Stefanie Hablützel et l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger à Zurich. (Photo: R.Huenerfauth)

Par Eva Hirschi. Le Café Transparence a eu lieu pour la première fois sur scène. Lors du débat public qui a réuni à Zurich l’ancien conseiller fédéral Moritz Leuenberger, le politologue Michael Hermann et la journaliste Stefanie Hablützel, il a été question de pouvoir, contrôle et transparence.

Auparavant, les journalistes devaient faire preuve de beaucoup de persévérance auprès des autorités pour obtenir des informations. L’introduction du principe de transparence il y a près de 20 ans a entraîné un changement de paradigme, selon Stefanie Hablützel. «La loi sur la transparence a permis d’établir une culture d’ouverture.» Les documents officiels sont depuis accessibles et, contrairement aux fuites d’informations, ce principe protège les journalistes contre une potentielle instrumentalisation.

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Messages Whatsapp: le droit d’accès s’applique

Le tribunal zurichois a tranché: le conseil et la direction de l’hôpital ont manqué à leur obligation d’enquête. (Photo: Gaetan Bally/Keystone)

Par Eva Hirschi. C’est un verdict inédit: à Zurich, le tribunal est d’avis que les messages Whatsapp relèvent en principe de la loi sur la transparence. La balle est désormais dans le camp de l’hôpital universitaire de Zurich, qui doit examiner si la demande d’un journaliste doit être acceptée.

L’affaire en toile de fond concernait un conflit au sein du département de chirurgie cardiaque de l’hôpital universitaire de Zurich. Le journaliste investiguant sur l’affaire demandait à consulter des messages de conversation Whatsapp entre l’ancien chef de la direction de l’hôpital et d’autres collaborateurs, en partie d’anciens responsables. La direction de l’établissement a rejeté sa demande.

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