Jour:Canton de Zurich

À Zurich, les procès-verbaux pourraient devenir secrets

Favorables à la transparence, mais pas dans tous les cas: les membres du gouvernement zurichois lors d’un débat public en janvier à Zurich (Photo: Michael Buholzer/Keystone).

Par Martin Stoll. Avec sa révision de la loi sur l’information, le gouvernement zurichois promet de renforcer le principe de transparence. Mais au lieu de faire toute la lumière, il l’affaiblit sur plusieurs points essentiels.

Le Conseil d’Etat zurichois a présenté début août son projet de nouvelle loi sur l’information et la protection des données (Gesetz über die Information und den Datenschutz). Cette présentation a été précédée d’une procédure de consultation auprès des communes, des partis et des institutions publiques. Et, sans que personne ne l’ait réclamé, le gouvernement a soustrait les procès-verbaux de l’administration au principe de transparence.

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«À Zurich, il manque une culture de la transparence»

La journaliste Lisa Aeschlimann a dû faire preuve de persévérance pour accéder à des documents.

Par Eva Hirschi. Réponses tardives, manque de justification, ton condescendant: la journaliste Lisa Aeschlimann s’est régulièrement heurtée à un mur face à l’administration du canton de Zurich. Que faut-il améliorer pour que la loi zurichoise sur l’information soit mieux appliquée?

 

 

 

 

Le recours contre un accès refusé a d’abord «échappé à sa vigilance», puis la demande n’avait «malheureusement pas encore pu être traitée». Au total, elle aura attendu une année et demie. La journaliste Lisa Aeschlimann a raconté ses déboires avec l’administration cantonale zurichoise lors du Café Transparence.

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Nous nous mobilisons pour les régions!

Le projet des régions est lancé: médias et administration ont eu l’occasion d’échanger à Zurich. (Photo: Raphael Hünerfauth)

Durant ces prochaines années, Loitransparence.ch focalisera ses activités sur les régions. Notre but est de contribuer à une bonne mise en œuvre du principe de transparence dans les cantons et les communes.

 

 

 

Le projet débute à Zurich, le canton avec la plus grande administration du pays. Des activités incluant différents acteurs – des médias à l’administration en passant par la politique et la société civile – y sont prévues jusqu’en 2025. Nous proposons aux journalistes une vaste offre de formation et de coaching gratuite.

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Taxer les demandes délicates dans un but dissuasif

A Zurich, il faut payer cher pour voir les contrats sur l’attribution du contact tracing à une société. (Photo: Alexandra Wey/Keystone)

Par Lukas Lippert. Deux demandes d’accès, un canton, deux méthodes de facturation. D’un côté, le département de l’éducation qui renonce à des émoluments, de l’autre la direction de la santé qui envoie une facture salée pour quelques mails caviardés – dans un but de dissuasion, explique-t-elle.

 

 

 

500 francs pour 17 pages légèrement noircies d’un maigre échange par mail: c’est le montant que la direction de la santé du canton de Zurich a facturé au magazine «Beobachter». Il s’agissait d’une demande d’accès au sujet de l’attribution du contact tracing à l’entreprise JDMT, en l’occurrence d’un échange de mails entre la directrice de la santé Natalie Rickli et le CEO de la société Andreas Juchli lors de la décision de l’octroi du mandat.

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«C’est un moyen de pression extrêmement efficace»

Pour le journaliste zurichois Martin Sturzenegger, la loi est un instrument qui permet d’accéder à des infos exclusives.

MAKING-OF Le service social de Dübendorf (ZH) fait couler de l’encre depuis 2016. Martin Sturzenegger du «Tages-Anzeiger» a enquêté des années sur l’affaire et a fait appel à la loi sur la transparence.

 

 

Personnel insultant, surveillance par des détectives: le service social de la commune zurichoise de Dübendorf est englué dans un climat de travail malsain depuis des années. Les recherches de Martin Sturzenegger ont mis au jour de graves manquements, ébranlant la scène politique régionale. 

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