Jour: Canton du Valais

Les nominés du Prix Transparence 2018

Tout au long de l’année écoulée, des journalistes ont mis au jour des scandales et  irrégularités au sein de l’administration grâce aux lois sur la transparence. Fruits de ces recherches, certains de ces articles ont été nominés pour le Prix Transparence 2018. 

 

Urs P. Gasche

Infosperber,
9 janvier 2018

Swissmedic s’est défendue avec véhémence contre une demande d’un journaliste qui voulait connaître le nom des experts liés à la procédure d’autorisation d’un médicament anti-cancéreux décrié (Fotolyn, du fabricant Mundipharma). La bataille judiciaire, qui aura duré quatre ans, est allée jusqu’au Tribunal fédéral. Swissmedic a finalement dû fournir les informations requises. «Infospreber» a mis le doigt sur des conflits d’intérêt: deux des inspecteurs sont vice-présidents et le troisième directeur principal d’Allos Therapeutics, société qui possède les droits du médicament au Canada et aux Etats-Unis.

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Les millions investis par Vitek dans Crans-Montana

L’avenir des remontées mécaniques de Crans-Montana? L’investisseur Radovan Vitek prend la parole devant la population, le 6 décembre 2018. (Photo: Keystone/Maxime Schmid)

Par Julia Rippstein. Les transferts financiers du milliardaire tchèque Radovan Vitek pour racheter les remontées mécaniques de Crans-Montana intriguent des médias romands qui ont demandé des rapports sur les comptes de la société. Après un blocus net, les communes ont fini par obtempérer.

Selon Canal9 et Le Nouvelliste, qui ont déposé les demandes d’accès début octobre auprès des communes valaisannes de Crans-Montana, Lens et Icogne, les rapports contiendraient des indices d’infractions pénales survenues lors de la recapitalisation des remontées mécaniques par le puissant investisseur.

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La Maison des Cantons songe à plus de transparence

Pas de règles pour l’accès aux documents : les conférences des cantons agissent dans l’opacité. (Photo Keystone/Lukas Lehmann)

Par Martin Stoll. Formation, police, social : les conférences intercantonales prennent des décisions importantes, en général à l’écart des regards du public. Après que Loitransparence.ch eut critiqué ce manque de transparence, les cantons ont instauré un groupe de travail.

Parquets de chêne, piliers de marbre stuqué, robustes portes de bois rembourrées : l’élégante bâtisse de la Speichergasse à Berne diffuse des valeurs solides. Distant de 400 mètres du Palais fédéral, l’ancien siège du télégraphe et du bureau des brevets abrite désormais le quartier-général des cantons.

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Les dix meilleures affaires de transparence de l’an 2017

Des journalistes démasquent les affirmations lénifiantes d’instances officielles et posent des questions critiques sur l’usage des deniers publics. Une sélection de contributions de l’an dernier montre qu’en Suisse les lois sur la transparence sont devenues un outil de travail essentiel pour journalistes engagé(e)s.

 

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St. Galler Tagblatt
23 février 2017

Sous la pression des médias de Suisse orientale, les présidents de communes saint-gallois ont dû publier leurs salaires et les réglementations concernant leurs frais. Par cette action, les éditeurs se sont engagés en faveur de l’application de leur loi sur la transparence. En faisaient partie: Zürichsee-Zeitung, St. Galler Tagblatt, Der Rheintaler, Neue Zürcher Zeitung, SRF Regionaljournal Ostschweiz, FM1Today, Obersee Nachrichten, Südostschweiz Gaster & See, Toggenburger Tagblatt, Sarganserländer et 20 Minuten Ostschweiz.

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Le salaire de votre maire est une donnée publique

Philippe Varone (droite) avec ses 275’000 francs est celui qui gagne le plus. (Photo : Keystone/Jean-Christophe Bott)

Par Kevin Gertsch et Dimitri Zufferey. Une enquête menée par la RTS montre la difficulté à connaître les salaires de nombreux élus communaux romands alors que ces données sont publiques. Souvent très généreuses avec leurs représentants, les autorités valaisannes sont celles qui rechignent le plus à donner ces informations.

Jusqu’à 275 000 francs. Voilà ce que peuvent gagner les maires, syndics ou présidents de Suisse romande. A la tête de la Ville de Sion, le libéral-radical Philippe Varone est celui qui gagne le plus. A l’opposé, Nicolas Lauper, le syndic du Mouret (FR), est celui qui touche le moins avec ses 750 francs de part fixe. Entre ces deux communes, les écarts sont gigantesques et les modes de rétributions multiples.

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