Jour:Canton de Berne

«Elles prennent leur devoir de transparence au sérieux»

Recourir à la voie juridique pour obtenir des informations est acceptable, estime Jürg Wichtermann de l’Association des communes bernoises. (Photo: Adrian Reusser/Keystone)

Par Eva Hirschi. Pourquoi deux tiers des communes bernoises n’ont-elles pas réagi à une demande d’accès? Jürg Wichtermann, directeur de l’Association des communes bernoises, évoque plusieurs hypothèses: manque de ressources, charge de travail élevée, ou encore demande atterrie dans les spams. Malgré ce mauvais score, il n’y a selon lui pas de quoi s’alarmer.

En 1995, Berne a été le premier canton à instaurer le principe de la transparence, onze ans avant la Confédération. Or, les communes bernoises obtiennent de mauvais résultats dans une étude menée par l’IDHEAP de l’Université de Lausanne sur la transparence au niveau communal. Jürg Wichtermann, directeur de l’Association des communes bernoises, a été secrétariat de la ville de Berne de 2008 à 2021 et a travaillé à l’Office des affaires communales et de l’organisation du territoire. Il analyse ces résultats avec son regard de représentant des communes.

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«L’information appartient à tous, il faut le comprendre»

Des communes se sont concertées pour ne pas répondre à la demande d’accès: Martial Pasquier, professeur à l’IDHEAP.

Par Eva Hirschi. Le pro­fes­seur Martial Pasquier a été sur­pris de voir à quel point les com­munes suisses ap­pliquent mal le prin­cipe de trans­pa­rence. Son étude, me­née avec les uni­ver­si­tés de Lausanne, Bruxelles et Naples, révèle que la cul­ture du secret reste forte, même pour des do­cu­ments simples.

Un écart substantiel sépare les lois cantonales sur la transparence de leur mise en œuvre dans les communes. Pour Martial Pasquier, professeur à l’Institut de hautes études en administration publique (IDHEAP) de l’Université de Lausanne et responsable de l’étude, ce constat est alarmant.

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Deux communes sur trois refusent les demandes d’accès

Consulter les documents des communes ne va pas de soi: bien que le principe soit ancré dans la loi, l’accès aux informations officielles est souvent refusé. (Photo: Gaetan Bally/Keystone)

Par Martin Stoll. Seuls 10% des com­munes suisses ont trans­mis un docu­ment de­mandé en vertu de la loi sur la trans­parence. C’est ce que révèle une étude de l’Uni­versité de Lau­sanne menée avec deux autres uni­versités euro­péennes. Deux tiers des com­munes n’ont pas répondu dans les 60 jours.

Les com­munes ap­pliquent-elles le prin­cipe de la trans­pa­rence avec ri­gueur? C’est la ques­tion que se sont posée des cher­cheurs et cher­cheuses de l’Ins­titut de hautes études en ad­mi­nis­tra­tion pu­blique (IDHEAP) de l’Uni­ver­sité de Lau­sanne ainsi que des uni­ver­sités de Bru­xelles (Uni­ver­sité libre) et de Naples (L’Orientale) en sou­met­tant les com­munes à un test de trans­pa­rence. 

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Une enquête inédite révèle où sont répartis les réfugiés

Débattu en politique mais peu étudié, différent d’un canton à l’autre: le système de l’asile en bref. (Vidéo avec Gülsha Adilji et Flavio Stucki)

Par Martin Stoll et Christian Zeier. Ce sont des données inédites: l’Atlas de l’asile de Loitransparence.ch et du collectif d’enquête Reflekt révèle dans quelles communes les personnes en procédure d’asile ont été réparties entre 1994 et 2025 et lesquelles n’ont en accueilli aucune.

L’analyse des données met au jour des disparités flagrantes: alors que certaines communes comptaient par moments jusqu’à 35 personnes ayant fait une demande d’asile pour 100 habitants, presque 100 communes n’ont en enregistré aucune depuis 1994.

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«La résistance des autorités m’a surprise»

Elle exige plus de transparence des autorités: la journaliste Célia Bertholet.

MAKING-OF Enquêtant sur la participation de Rolex au futur campus de Bienne, la journaliste Célia Bertholet a demandé le contrat entre l’entreprise horlogère et le canton de Berne. Mais le document est scellé par une clause.

 

A l’automne 2023, la Haute école spécialisée bernoise (BFH) ouvrira un campus à Bienne. Le projet coûte 233 millions de francs au canton. La salle dédiée aux événements est, elle, financée par Rolex. Lorsque Célia Bertholet, journaliste à la radio biennoise Canal 3, demande le contrat entre l’entreprise et le canton, elle déchante: le document ne peut pas être rendu public.

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