Catégorie:Administration fédérale

Transparence avec housse de protection

La centrale atomique de Mühleberg (BE) : des décennies durant, la sécurité était une affaire entre l’IFSN et les exploitants de centrales. Désormais, la législation a changé. (Photo RDB/Ex-Press/Nadja Frey) La centrale atomique de Mühleberg (BE) : des décennies durant, la sécurité était une affaire entre l’IFSN et les exploitants de centrales. Désormais, la législation a changé. (Photo RDB/Ex-Press/Nadja Frey)

Par Florian Kasser. Le Tribunal administratif fédéral vient d’octroyer 10 000 francs à l’expert en radioprotection Marco Bähler. Il avait demandé à l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) à pouvoir consulter les données de radiations détaillées de la centrale de Mühleberg, après avoir lui-même mesuré des valeurs élevées dans les parages de l’installation. L’instance de surveillance s’y est opposée des années durant sous divers prétextes. 

A vrai dire, les juges n’ont pas vraiment dû traiter de la requête en vertu de la LTrans. La plainte déposée par Bähler auprès du Tribunal administratif fédéral (TAF) a suffi pour que l’IFSN se dégonfle et fournisse les données de radioactivité. Reste que, ce faisant, l’instance évitait une clarification de la jurisprudence qui lui aurait été à coup sûr défavorable.

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Le Seco ne peut pas se cacher derrière les cantons

Comment le centre commercial de Landquart a-t-il eu une autorisation de travail dominical ? Par égard pour ses collègues grisons, la Confédération a refusé de mettre des dossiers à disposition. (Photo : Designer Outlet Landquart) Comment le centre commercial de Landquart a-t-il eu une autorisation de travail dominical ? Par égard pour ses collègues grisons, la Confédération a refusé de mettre des dossiers à disposition. (Photo : Designer Outlet Landquart)

Par Stefanie Hablützel. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) doit publier sa correspondance avec l’Office du travail grison même si, aux Grisons, le principe de confidentialité reste en vigueur. C’est aussi ce que demande le Préposé à la transparence (PFPDT) dans le cas des ventes dominicales du Designer Outlet de Landquart.

 

Ouvert sept jours par semaine : c’est la promesse du centre commercial de Landquart depuis 2009. A l’époque, le gouvernement grison avait autorisé les ventes dominicales en dépit de l’interdiction de travailler le dimanche en vigueur en Suisse. Pour lui, l’Outlet coincé entre autoroute et chemin de fer était une zone touristique et, à ce titre, il ne nécessitait pas d’autorisation. Ce n’est qu’en 2014, sur intervention du syndicat Unia, que le Tribunal fédéral rappela le canton à l’ordre et déclara en termes clairs les ventes dominicales du Designer Outlet illégales. Cet arrêt est passé à la poubelle au printemps 2015, quand le Conseil fédéral a légalisé les ventes du dimanche par une « Lex Outlet », à Landquart de même qu’au Foxtown de Mendrisio.

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A l’assaut des documents cantonaux

Les lois cantonales s’appliquent aussi au gouvernement et au Parlement : ici, le Grand Conseil du canton de Bâle-Ville. (Photo Roland Schmid).

Par Martin Stoll. Loitransparence.ch étend ses activités et soutient désormais mieux les médias régionaux dans leurs requêtes de consultation. Par cette offensive de transparence dans les cantons, nous entendons promouvoir un journalisme engagé.

Auprès des journalistes, notre association est aujourd’hui devenue un centre de compétence en ce qui concerne la loi nationale sur la transparence. Les journalistes sont de plus en plus nombreux utiliser la Loi fédérale sur la transparence (LTrans) comme outil de travail pour réaliser des enquêtes essentielles. Par exemple la série publiée par le «Tages-Anzeiger» et «Der Bund» sur l’affaire de corruption au Secrétariat d’Etat pour l’économie (Seco). Nous entendons désormais reproduire dans les cantons le processus lancé avec succès au niveau national.

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Transparence exigée, avec persévérance

Christian Brönnimann (tout à droite) et les autres lauréats, Manuel Bühlmann, Oliver Wietlisbach, Andrea Jeska et Arnold Hottinger. (Photo Urs Jaudas)

Par Martin Stoll. A l’aide de la Loi sur la transparence, le journaliste bernois Christian Brönnimann a découvert l’affaire de corruption au sein du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco). Pour ses révélations, il a obtenu le Prix de journalisme de Zurich.

« Au téléphone, un porte-parole du département m’a demandé sur un ton passablement grossier si, au fond, je n’avais rien d’autre à faire qu’à donner du boulot à l’administration avec des questions aussi inutiles », se rappelle Christian Brönnimann. Il était alors au début de son enquête. Mais le journaliste ne s’est pas laissé intimider et s’est obstiné à réclamer ce à quoi il avait droit : la divulgation des adjudications de gré à gré par l’Administration fédérale.

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Loitransparence.ch se renforce

L’association Loitransparence.ch professionnalise ses structures et crée un poste de directeur permanent. Ce renforcement du projet pour une meilleure transparence des administrations publiques est rendu possible grâce à un soutien financier de Beat Weber, ancien actionnaire du journal «Landbote», à Winterthur.

Le donateur Beat Weber (à g.) permet le renforcement de notre association: Martin Stoll (au centre) devient secrétaire permanent à temps partiel et la présidence est reprise par Hansjürg Zumstein (à dr.).

Loitransparence.ch/Oeffentlichkeitsgesetz.ch s’engage depuis quatre ans pour un accès facilité aux documents officiels. L’association a lancé une large discussion à propos de l’application des lois sur la transparence parmi les professionnels des médias et les employés des administrations publiques.

Un don de l’ancien actionnaire du «Landbote» Beat Weber permet à l’association de renforcer son engagement pour la transparence et de professionnaliser son fonctionnement. Dès le 1er juin, Loitransparence.ch crée une direction permanente à Berne. Elle servira de centre de services pour les professionnels des médias actifs aussi bien au niveau national que régional, ainsi qu’aux autres personnes intéressées. La direction centrale organise des formations et mène des cas pilotes à travers toutes les instances. Elle entretient aussi des contacts avec les représentants des administrations, chargés d’appliquer le principe de transparence. L’objectif est de pousser vers une bonne mise en œuvre des lois sur la transparence.

 

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