Jour:OFSP

«On voit comment les lois sont faites en Suisse»

Adrienne Fichter a décortiqué le projet d’identité électronique de la Confédération.

MAKING-OF Pour Adrienne Fichter, la loi sur la transparence est un instrument précieux. La gagnante du Prix Transparence a ainsi documenté comment le projet d’identité électronique en Suisse a atterri en mains privées. Mais toutes ses recherches ne se déroulent pas sans heurts.

 

 

 

En 2021, la population suisse a voté sur la loi sur l’identité électronique (e-ID). L’objet était controversé, car le système devait être géré par le secteur privé. Déterminée à connaître la raison de cette voie particulière, la journaliste de Republik Adrienne Fichter a fait appel à la loi sur la transparence et pu montrer comment les milieux économiques avaient massivement contribué à façonner l’e-ID.

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Le Conseil fédéral veut taire le prix des médicaments

Seul le prix final d’un médicament doit être connu de la population: une pharmacie à Berne. (Photo: Gaetan Bally/Keystone)

Par Martin Stoll. Les accords sur les modèles de prix dans la loi sur l’assurance-maladie (LAMal) devraient être exclus de la loi sur la transparence, demande le Conseil fédéral. Une restriction qui mettrait à mal le principe de transparence.

 

 

 

Le Conseil fédéral peut exclure des unités de l’administration fédérale du champ d’application de la loi sur la transparence. Ce à quoi il a renoncé jusqu’à présent. Cependant, dans le cadre de la révision de la loi sur l’assurance-maladie, le gouvernement prévoit désormais d’affaiblir le principe de transparence.

 

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Transparence bafouée, mais des autorités indemnes

L’OFSP a largement noirci les contrats des vaccins, car une publication affaiblirait les intérêts économiques du pays. (Photo: Keystone/Laurent Gilliéron)

COMMENTAIRE Le litige sur l’accès aux contrats de vaccins montre que les autorités fédérales n’ont pas encore assimilé le principe de transparence. L’affaire révèle les faiblesses de la loi.

Par Petar Marjanović

 

La société civile à l’œil critique devrait remercier des personnalités comme le député UDC soleurois Rémy Wyssmann ou Hernâni Marques, cyber-activiste et membre du Chaos Computer Club: ils ont prouvé pendant la pandémie que le principe de transparence n’est pas un droit qui est réservé aux journalistes, mais dont jouit aussi la population.

 

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Les velléités anti-transparence de l’OFSP et des douanes

Il prévoit aussi un dispositif anti-transparence: Christian Bock, directeur de l’administration fédérale des douanes. (Foto: Keystone/Marcel Bieri)

Par Martin Stoll. L’Office fédéral de la santé publique et l’administration des douanes comptent mettre sous clé certains domaines de leurs activités. C’est ce que révèle le rapport d’activité du préposé fédéral à la transparence.

Adrian Lobsiger, le préposé fédéral à la transparence (PFPDT), constate «une augmentation générale des exigences en matière de transparence» au sein de la société. Cela n’impressionne toutefois que peu le Conseil fédéral et certaines autorités: ils ont décidé de barrer l’accès à des documents jusqu’à présent publics.

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La «Rundschau» remporte le Prix Transparence 2019

Récompensées pour leur persévérance: les journalistes Nina Blaser et Anielle Peterhans.

Par Martin Stoll. Elles ont enquêté sur le prix d’un médicament anticancéreux et révélé des pratiques douteuses. Les journalistes Nina Blaser et Anielle Peterhans reçoivent le Prix Transparence 2019.

 

 

Tout au long de l’année dernière, de nombreux médias suisses ont levé le voile sur des pratiques questionnables grâce aux lois sur la transparence: les activités de lobby d’un cadre de la Confédération, l’excursion de parti payée par le contribuable. Le prix de la meilleure enquête de 2019, attribué par un jury de journalistes chevronnés, revient à une émission de la SRF «Rundschau» sur le médicament «Perjeta».

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