Jour:SG-DFF

«Le Temps» remporte le Prix Transparence régional

Il s’est battu pour la transparence jusqu’au TF: le journaliste David Haeberli. 

Par Martin Stoll. Le Prix Transparence Regio est décerné à l’ex-journaliste David Haeberli. Dans une enquête pour «Le Temps», il a révélé comment le comité de la Caisse de prévoyance de l’Etat de Genève (CPEG) avait secrètement gonflé de près de 2 milliards les coûts du projet d’assainissement.

Jamais autant de récits sur la transparence n’ont été réalisés qu’en 2024: les journalistes suisses ont par exemple reconstruit la gestion par les autorités de l’éboulement de Bondo, questionné l’aide dédiée à l’Ukraine et les abus au sein de la psychiatrie. Un jury d’experts a récompensé David Haeberli, alors journaliste pour le quotidien «Le Temps», pour son enquête sur les tractations secrètes de la CPEG avec le Prix Transparence Regio. 

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Droit de nécessité: les clauses d’exclusion restent possibles

Lors de crises, la LTRans reléguée dans le placard: le Conseil fédéral et la tête de la BNS lors du sauvetage de CS, en mars 2023. (Photo: Peter Klaunzer/Keystone)

Par Martin Stoll. Dans un rapport, le Conseil fédéral présente son analyse de la limitation du principe de transparence par le droit de nécessité. En dépit des critiques de la population, du Parlement et du préposé fédéral à la transparence, il estime n’avoir pas fait d’erreurs, mais appelle néanmoins à la retenue.

Récemment, le Conseil fédéral a escamoté à deux reprises la loi sur la transparence par le biais du droit de nécessité, «pour garantir sa capacité d’action en temps de crise»: en 2023 lors du rachat de Credit Suisse et un an plus tôt lors du sauvetage d’Axpo.

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L’administration doit livrer ses listes de dossiers

Les dossiers de la ministre des finances Karin Keller-Sutter ne sont pas chasse gardée. (Photo: Peter Schneider/Keystone)

 

Par Martin Stoll. Niet: c’est la réaction des juristes du département des finances à notre demande d’accès à des listes de documents sur le rachat de Credit Suisse. Le préposé fédéral à la transparence recommande de divulguer les extraits du système de gestion des affaires. 

Lorsque le Conseil fédéral a annoncé le rachat en urgence de Credit Suisse par UBS le 19 mars 2023, l’administration se tenait alors face à une montagne de documents. Deux mois plus tard, le Secrétariat général du département des finances (SG-DFF) était encore en train de faire le tri parmi les dossiers liés à l’affaire CS. «Les travaux vont encore durer un certain temps», faisait savoir le service de presse du département.

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«Léman Bleu» remporte le Prix Transparence Regio

Des fonctionnaires œuvrant en coulisse pour la campagne personnelle de leur cheffe? Jérémy Seydoux a mené l’enquête. 

Par Martin Stoll. Jérémy Seydoux remporte le Prix Transparence Regio 2023. Le journaliste de «Léman Bleu» a voulu savoir si l’ancienne conseillère d’Etat genevoise Fabienne Fischer avait usé de l’argent public pour sa campagne électorale.

En 2023, les médias suisses ont réalisé un nombre record d’articles et émissions basés sur des documents de l’administration, thématisant par exemple les conditions de travail préférentielles de Google à Zurich ou les cas graves d’abus au sein d’une institution de soins. Le titre de meilleur récit régional sur la transparence a été décerné par un jury d’experts à une enquête de «Léman Bleu» sur des soupçons d’abus lors de la campagne électorale de la conseillère d’Etat Fabienne Fischer.

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Entrave à la transparence: prix de la honte à Keller-Sutter

Beaucoup de questions en suspens: la ministre des Finances Karin Keller-Sutter lors de la conférence de presse de CS le 19 mars 2023 (photo: Peter Klaunzer/Keystone)

Par Marc Meschenmoser. Parce que le gouvernement a déclaré secret les dessous de la reprise de Crédit Suisse, le réseau d’enquête investigativ.ch a décerné à la ministre des Finances le Sabot d’or. Le panégyrique du co-président Marc Meschenmoser.

Nous avons tous été garants à hauteur de 209 milliards de francs suisses. Pourtant, nous ne devrions jamais connaître les conditions exactes de ce crédit accordé avec notre argent. Avec ce prêt de 209 milliards, la Confédération a sauvé le géant bancaire Crédit Suisse de la faillite. Par des garanties de défaillance, des aides en liquidités, par exemple.

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