Jour:SG-DDPS

«La loi sur la transparence un moyen de pression positif»

Il s’appuie sur ses droits d’accès de manière ciblée: le journaliste Ludovic Rocchi. (Photo: Keystone)

 

MAKING-OF Pour son reportage sur la start-up S3, Ludovic Rocchi a obtenu des documents confidentiels de l’armée. Selon lui, « les journalistes doivent plus utiliser la loi sur la transparence lors de sujets sensibles ».

La requête a été déposée le 25 avril 2018. Le but était de consulter des documents attestant les intérêts de l’armée pour l’achat d’un satellite « espion » de S3. Deux semaines plus tard, le DDPS a donné son feu vert, allant jusqu’à déclassifier certains documents. Plus d’informations…


Selon le PFPDT, le principe de transparence s’enracine

Un changement de culture « petit à petit consolidé »: le préposé à la transparence Adrian Lobsiger (droite) avec son suppléant Jean-Philippe Walter. (Photo: Keystone/Peter Schneider)

 

Par Martin Stoll. Le Préposé à la transparence de la Confédération tire un bilan annuel positif et constate un changement de culture vers une activité administrative plus ouverte ».

Selon le Préposé à la transparence (PFPDT), 590 requêtes ont été adressées l’an dernier à la Confédération, soit 30 de plus qu’en 2016. Mais le taux de refus a également grimpé légèrement : en 2016, on a dénombré 16% de rejets de requêtes de consultation, contre une moyenne de 21% en 2017.

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Guy Parmelin ne veut pas de trace écrite de ses entretiens

Le conseiller fédéral Guy Parmelin craint que des journalistes s’emparent d’informations sensibles. (Keystone/Marcel Bieri)

Par Julia Rippstein. Après la cyberattaque contre Ruag, le ministre de la défense Guy Parmelin a refusé de transcrire des entretiens. Par peur que des journalistes consultent ces documents. Des politiciens sont indignés.

Ces faits émanent du rapport de la commission de gestion du Conseil national publié mardi passé. Celle-ci a enquêté après l’attaque informatique en 2015, lors de laquelle plus de 20 Giga octets de données avaient été volés à l’aide d’un logiciel malveillant.

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Les dix meilleures affaires de transparence de l’an 2017

Des journalistes démasquent les affirmations lénifiantes d’instances officielles et posent des questions critiques sur l’usage des deniers publics. Une sélection de contributions de l’an dernier montre qu’en Suisse les lois sur la transparence sont devenues un outil de travail essentiel pour journalistes engagé(e)s.

 

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St. Galler Tagblatt
23 février 2017

Sous la pression des médias de Suisse orientale, les présidents de communes saint-gallois ont dû publier leurs salaires et les réglementations concernant leurs frais. Par cette action, les éditeurs se sont engagés en faveur de l’application de leur loi sur la transparence. En faisaient partie: Zürichsee-Zeitung, St. Galler Tagblatt, Der Rheintaler, Neue Zürcher Zeitung, SRF Regionaljournal Ostschweiz, FM1Today, Obersee Nachrichten, Südostschweiz Gaster & See, Toggenburger Tagblatt, Sarganserländer et 20 Minuten Ostschweiz.

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Effacée mais pas rayée de la carte

Pratique d’effaçage jugée inadmissible : les données de rejets dans l’atmosphère de la centrale de Leibstadt,  automatiquement liquidées à l’IFSN, doivent être récupérées. (Photo RDB/Christan Lanz) Pratique d’effaçage jugée inadmissible : les données de rejets dans l’atmosphère de la centrale de Leibstadt,  automatiquement liquidées à l’IFSN, doivent être récupérées. (Photo RDB/Christan Lanz)

Par Martin Stoll. L’Administration ne peut pas simplement effacer des données et des documents et se soustraire ainsi à l’obligation de transparence. C’est ce que qu’affirme le Préposé à la transparence de la Confédération dans le cas des données effacées sur les rejets dans l’atmosphère de la centrale nucléaire de Leibstadt.

L’organisation environnementale Greenpeace voulait que l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN) lui communique très précisément ce qui est sorti de la cheminée de la centrale de Leibstadt entre janvier 2013 et novembre 2014. Elle demandait des données sur les volumes de rejets et les substances mesurées à intervalles de dix minutes. L’IFSN a répondu de façon claire et concise à la demande d’accès aux données administratives : il avait déjà effacé les données fournies en continu par la centrale.

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