Catégorie:Administration fédérale

Caviarder peu et bien: les explications de deux experts

Mélissa Beutler, juriste auprès du PFPDT, et le préposé à la transparence Christian Flueckiger (NE/JU) discutant avec Bastien Von Wyss (gauche) qui anime le Café Transparence.

Par Eva Hirschi. Le caviardage contrarie les journalistes et donne du travail à l’administration: mais quand est-il vraiment nécessaire de noircir des documents? C’est le sujet du dernier Café Transparence.

L’accès aux documents officiels n’est pas sans limite. Face à une exception au principe de transparence, l’administration peut recourir au caviardage. Cette pratique comporte néanmoins des règles précises. Faut-il justifier chaque caviardage? En tant que journaliste, comment puis-je contester un caviardage? Peut-on avoir un droit de regard sur l’information noircie?

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Plus de transparence grâce au numérique, le pari du PFPDT

«Rapide et sans charge de travail supplémentaire»: c’est ce que souhaite Adrian Lobsiger pour le traitement des demandes d’accès. (Photo: Alessandro della Valle/Keystone)

Par Eva Hirschi. Le Préposé fédéral à la transparence déplore le retard de l’administration en matière de numérisation. Il plaide pour des processus informatisés capables de traiter les demandes d’accès avec plus d’efficacité.

Le nombre de demandes d’accès à des documents officiels en vertu de la loi sur la transparence augmente depuis des années. En 2023, 1701 demandes ont été déposées, soit près de 50% de plus que l’année précédente, du jamais vu. Cela représente un défi pour les autorités, selon le Préposé fédéral à la transparence (PFPDT) Adrian Lobsiger.

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Droit de nécessité: les clauses d’exclusion restent possibles

Lors de crises, la LTRans reléguée dans le placard: le Conseil fédéral et la tête de la BNS lors du sauvetage de CS, en mars 2023. (Photo: Peter Klaunzer/Keystone)

Par Martin Stoll. Dans un rapport, le Conseil fédéral présente son analyse de la limitation du principe de transparence par le droit de nécessité. En dépit des critiques de la population, du Parlement et du préposé fédéral à la transparence, il estime n’avoir pas fait d’erreurs, mais appelle néanmoins à la retenue.

Récemment, le Conseil fédéral a escamoté à deux reprises la loi sur la transparence par le biais du droit de nécessité, «pour garantir sa capacité d’action en temps de crise»: en 2023 lors du rachat de Credit Suisse et un an plus tôt lors du sauvetage d’Axpo.

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Ce poison lent qui menace la démocratie

«Tout est fait pour que les médicaments soient plus chers en Suisse»: Journaliste Jacques Pilet.

Par Jacques Pilet. Le Conseil fédéral et une partie des parlementaires demandent une retouche à la loi sur l’assurance-maladie qui permettra quelques cachotteries. Cette offensive, si elle aboutit, marquerait un tournant aux larges effets.

Les Etats vantent la transparence dans les discours, mais tous, même les plus démocratiques, tentent ici et là de s’y soustraire. Dans les prochains jours elle pourrait être sérieusement mise à mal par le Parlement suisse.

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Nous partageons avec vous les documents obtenus

Rendre les décisions des autorités transparentes: un bureau de l’administration à Glattfelden ZH. (Photo: Christian Beutler/Keystone)

Par Martin Stoll. Une banque de données avec les documents obtenus auprès de l’administration grâce à une loi sur la transparence: nous lançons un nouvel outil qui permet de rassembler ces documents et de les rendre accessibles à toutes et tous.

Mettre à disposition de tout un chacun les documents obtenus auprès des autorités est un principe de base de la transparence de l’administration. Nous avons donc décidé de partager ces documents sur notre plateforme. La banque de données que nous avons développée est la preuve que le principe de transparence a un impact sur le travail journalistique et le débat public. 

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