Catégorie:En direct des cantons

Genève se protège à tout prix contre la transparence

Il bloque un audit: l’exécutif de la Ville de Genève en novembre 2018 lors d’une séance du conseil municipal sur les notes de frais. (Photo: Keystone/ Di Nolfi)

Par Julia Rippstein. La Ville de Genève refuse de rendre public un audit sur les notes de frais de son personnel. Ceci alors qu’elle l’a elle-même commandé et que le préposé préconise sa publication.

Il y a un an, la «Tribune de Genève» dévoilait des extraits d’un rapport sur les notes de frais du personnel de la Ville de Genève. Il révélait des irrégularités et un contrôle lacunaire. L’audit reste toutefois entre les mains de l’exécutif, qui s’entête à ne pas vouloir le publier.

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«La résistance des autorités m’a surprise»

Elle exige plus de transparence des autorités: la journaliste Célia Bertholet.

MAKING-OF Enquêtant sur la participation de Rolex au futur campus de Bienne, la journaliste Célia Bertholet a demandé le contrat entre l’entreprise horlogère et le canton de Berne. Mais le document est scellé par une clause.

 

A l’automne 2023, la Haute école spécialisée bernoise (BFH) ouvrira un campus à Bienne. Le projet coûte 233 millions de francs au canton. La salle dédiée aux événements est, elle, financée par Rolex. Lorsque Célia Bertholet, journaliste à la radio biennoise Canal 3, demande le contrat entre l’entreprise et le canton, elle déchante: le document ne peut pas être rendu public.

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Sur les traces d’un poison nommé PCB

Déterminée à en savoir plus sur les PCB: la journaliste Stefanie Hablützel.

MAKING-OF Pour son enquête sur les PCB, un produit toxique, la journaliste grisonne Stefanie Hablützel a demandé un rapport de l’office cantonal de l’environnement. Avec des informations cruciales à la clé.

En 2016, le barrage grison Punt dal Gall subit une panne pendant des travaux d’assainissement. Suite à l’incident, de la peinture antirouille contenant des PCB, une substance cancérigène, se déverse dans le Spöl. Enquêtant sur le cas, la journaliste Stefanie Hablützel demande à voir un rapport du canton, faisant appel à la loi grisonne sur l’information.

 

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«Notre bataille a permis de lancer un signal»

La journaliste Camille Krafft s’est battue pour que le contenu d’une enquête soit révélée au grand jour.

MAKING-OF En 2013, le centre pour requérants d’asile de Perreux (NE) fait la Une à cause d’incidents graves. La journaliste Camille Krafft est allée jusqu’au Tribunal fédéral pour consulter le rapport d’enquête.

Rixes, relations privilégiées entre résidents et employés, insalubrité : le ministère public neuchâtelois ouvre une enquête pénale en 2013 contre huit collaborateurs du centre, dont la directrice. Puis le Conseil d’Etat demande un rapport d’enquête administrative pour élucider les faits. Mais les conclusions doivent rester secrètes.

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Des élues veulent un préposé à la transparence à Zurich

Le parlement zurichois débat sur l’accès à l’information. (Photo: Keystone/Walter Bieri)

Par Julia Rippstein. Les offices de conciliation sont d’une utilité indéniable, comme le montrent les expériences des cantons de Vaud, Fribourg et Soleure. A Zurich, deux élues veulent aussi d’une telle instance.

Dans le canton de Zurich, la loi sur l’information est en vigueur depuis 2008, mais il n’existe aucun interlocuteur compétent en la matière pour la population. « Une grave lacune » que déplorent les élues Judith Stofer (liste alternative) et Silvia Rigoni (Verts). Elles ont déposé une motion en ce sens au parlement zurichois.

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