Catégorie:En direct des cantons

«Mais on se connaît tous!»

Par Stefanie Hablützel. Le parlement grison torpille pour la troisième fois le principe de transparence. La majorité bourgeoise a peur d’un surcroit de bureaucratie. Elle craint aussi qu’une telle loi pousse l’administration vers davantage de cachotterie.

Pas d’accès aux documents de l’administration: le Grand conseil grison (Photo: Keystone)

«Les citoyens veulent davantage de transparence dans les milieux économiques et en politique!» Fin octobre, le socialiste Sascha Müller s’est battu avec conviction au Grand conseil pour l’introduction du principe de transparence dans son canton. Son argument phare: de nombreux autres cantons en ont fait l’expérience positive ces dernières années. Le moment était venu pour que le canton des Grisons se jette lui aussi à l’eau. Et le bourgeois-démocrate Any Kolleger avait soutenu le député de Davos, pour que le service public «mérite pleinement son nom». Plus d’informations…

 


Beaucoup de questions sans réponse

Par Catherine Boss. Le magazine romand de consommateurs Bon à savoir et la Radio suisse romande ont voulu tester la transparence des cantons et de la Confédération. Le résultat est mitigé.

 

„Je ne réponds pas à ce type de questions“: le conseiller d'Etat genevois Mark Muller. (Photo: Keystone)

Les journalistes de Bon à savoir et de la Radio suisse romande se sont présentés comme de simples citoyens quand, en juillet dernier, ils ont testé l’application des lois sur la transparence dans les cantons romands et au sein de la Confédération. Ils ont utilisé cinq comptes e-mails différents pour envoyer leurs questions à divers services de l’administration cantonale et fédérale. Ils ont exigé des documents relatifs aux statistiques de la délinquance, au nombre d’infections dans les hôpitaux ou d’exclusions dans les écoles, ainsi qu’à la qualité de l’eau. Plus d’informations…