Catégorie:Administration fédérale

Le drame de Crans-Montana aurait pu être évité

40 morts, plus d’une centaine de blessés: la population pleure les victimes de l’incendie dramatique qui a ravagé le bar «Le Constellation» à Crans-Montana. (Photo: Jean-Christophe Bott/Keystone)

Par Urs P. Gasche. Si les autorités valaisannes avaient mis leurs rapports de contrôle en ligne, on aurait su que la commune ne contrôlait pas chaque année le bar sinistré. N’importe qui aurait pu déterminer si l’isolation acoustique du plafond et les issues de secours avaient été vérifiées.

Plus probable encore: sachant que les rapports sont publics, la commune de Crans-Montana aurait effectué les contrôles régulièrement et dans les règles. Quant aux personnes exploitant le bar, elles auraient sans doute respecté davantage les prescriptions afin d’éviter que des négligences ne soient rendues publiques. Les médias auraient peut-être même publié le classement des établissements les plus sûrs.

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Voici les nominés du Prix Transparence 2025

Grâce aux lois fédérale et cantonales sur la transparence, les journalistes ont mis au jour des défaillances au sein de l’administration au cours de l’année écoulée. Voici les meilleurs récits qui concourent pour le Prix Transparence.

En 2025, les journalistes de 57 rédactions ont réalisé 162 articles et émissions radio/TV sur la base des lois sur la transparence. Le comité et le secrétariat de Loitransparence.ch ont sélectionné les meilleures contributions. Un jury d’expert-e-s est chargé de les examiner. Pour la quatrième fois, la meilleure contribution régionale sera également récompensée. Voici la liste des nominés:

 

 

Maj-Britt Horlacher
Felicitas Flohr

SRF Investigativ
14 janvier 2025

 

C’est avec des arguments bancals, voire erronés, que l’industrie suisse s’est opposée à l’interdiction prévue dans l’UE des PFAS, produits chimiques dits «polluants éternels». C’est ce que révèle une enquête internationale basée sur 180 demandes d’accès à laquelle «SRF Investigativ» a participé dans le cadre du «Forever Pollution Project». Les multinationales se trouvant en Suisse jouent un rôle clé dans ces actions de lobbying.

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Ce que les cantons décident n’est plus un secret

Le gouvernement zurichois s’est érigé en rempart à la transparence des conférences intercantonales. (Photo: Michael Buholzer/Keystone)

Par Martin Stoll. C’est une décision historique: le Tribunal administratif de Zurich a accordé à Loitransparence.ch l’accès aux décisions d’une con­fé­rence intercantonale, mettant ainsi fin à un litige de sept ans et envoyant un signal en faveur d’une plus grande transparence au sein de ces instances.

Jusqu’à présent, la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) décidait elle-même ce qu’elle souhaitait publier. D’autres conférences intercantonales en faisaient de même, privilégiant le principe du secret. Désormais, ses décisions doivent être rendues accessibles. L’arrêt en ce sens envoie un signal fort en faveur d’une plus grande transparence des organes intercantonaux.

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Face à la pression publique, les labos font la transparence

Les autorités ont été contraintes à la transparence sur les produits toxiques, qui se trouvent par exemple dans les jouets pour enfants. (Photo: Gaetan Bally/Keystone)

Par Markus Fehlmann. Les autorités mettent de plus en plus en garde les consommateurs et consommatrices contre les produits dangereux. Toutefois, elles ne le font pas volontairement: la loi sur la transparence y est pour beaucoup.

 

Les laboratoires cantonaux contrôlent régulièrement des produits tels que les produits de nettoyage, les huiles parfumées et les jouets. Ils y trouvent régulièrement des substances interdites ou toxiques, comme des plastifiants cancérigènes ou perturbateurs endocriniens dans les jouets en plastique.

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Logiciels espions: pas forcément confidentiels

Les logiciels espions, un sujet délicat. (Image symoblique: Christian Charisius/Keystone)

Par Eva Hirschi. Dans un arrêt concernant les logiciels espions utilisés par l’État, le Tribunal administratif fédéral conclut que le droit des marchés publics ne constitue pas en soi un motif d’exception à la loi sur la transparence.

Grâce à ce que l’on appelle le «govware», l’Office fédéral de la police (Fedpol) peut, sur ordre du ministère public, consulter le contenu et les données secondaires des smartphones de personnes, sans cryptage. Souhaitant en savoir plus sur ces programmes informatiques sensibles en matière de sécurité, la journaliste de «Republik» Adrienne Fichter a déposé une demande d’accès à l’information auprès de Fedpol en avril 2023.

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