Catégorie:En direct des cantons

L’Uni de Bâle veut plus de fonds privés mais pas de transparence


« Une forme particulière de sympathie » : Novartis fait partie des plus grands donateurs privés de l’Uni de Bâle. (Photo : RDB/Anton J. Geisser)

Par Simon Jäggi. Entre menace d’imputer les coûts et tactique de temporisation, il a fallu quatre mois à l’Université de Bâle pour énumérer les douze plus grands donateurs. La présence d’un avocat a fini par permettre d’obtenir satisfaction.

C’était l’été et le débat national sur le financement privé des hautes écoles atteignait un sommet. La Commission de recours des hautes écoles zurichoises exigeait la publication du contrat passé entre l’Université et UBS, alors que les initiateurs de l’Appel de Zurich veillaient publiquement à l’indépendance de l’Université. Mais à Bâle les choses se faisaient en silence.

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Instructions de service publiées : la police zurichoise montre l’exemple

Que trouve-t-on dans l’instruction de service concernant l’engagement de drones ? Le Multikopter, tel qu’il sera utilisé à l’avenir par la Police municipale de Zurich.

Par Florian Imbach. Le 22 janvier, le « Tages-Anzeiger » publie un article sur la dernière acquisition de la police municipale de Zurich. Troisième plus grand corps de police du pays, elle s’offre deux drones appelés « Multikopter ». La police municipale partage les coûts de 50’000 francs avec l’Office des mensurations de la ville.

 

Dans cette ville de Zurich rose-verte, qui dit drone doit s’attendre à des protestations. Pour le commandement de la police, c’était évident. La nouvelle de l’acquisition de drones a donc été accompagnée par la Police municipale et le Département de police de commentaires apaisants. Leur engagement serait clairement délimité, il n’était pas question d’engins de surveillance mais surtout de pouvoir prendre du ciel des photos d’incendies et d’accidents de la circulation compliqués. Leur utilisation lors de manifestations ou de matches de football était exclu.

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Autopsie d’une requête ratée de non-publication

UBS achète l’Uni : le scandaleux contrat secret entre l’Université de Zurich et la grande banque.

Par Marcel Hänggi. Pour la première fois en Suisse, une instance judiciaire a été appelée à décider si une université peut conclure un accord secret avec un sponsor. Le contrat sujet à caution de l’Uni de Zurich avec UBS est désormais presque entièrement publié et son contenu a une odeur de scandale. Mais c’est toute la procédure qui permet de mieux comprendre les processus de décision.

Le contrat secret portant sur 100 millions que l’Uni de Zurich (UZH) a signé le 22 mai 2013 avec l’UBS Foundation égratigne fortement l’indépendance académique de l’Uni telle que garantie par la loi. C’est ainsi qu’UBS, qui figure derrière l’UBS Foundation partenaire du contrat, obtient des droits de branding étendus sur l’Institut d’économie, un siège assuré au sein du conseil de l’Institut et l’accord bénéficie de l’exclusivité. J’en ai parlé dans la WOZ du 28 novembre.

Ce qui nous intéresse surtout aujourd’hui, c’est les modalités de publication du contrat et ce que les processus de décision ont mis au jour. D’ailleurs, la bataille n’est pas entièrement terminée : l’UZH a encore le droit de garder secrets quelques rares passages de l’accord. Avec mon collègue Matthias Daum de Die Zeit, nous avons déposé un recours à ce propos au Tribunal administratif cantonal.

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90% de transparence dans l’accord entre l’Uni de Zurich et UBS

 

Indice de transparence dans la recherche : recherche génétique à l’Université de Zurich. (Photo Balz M. Murer/RDB)

Par Marcel Hänggi. Pour la première fois, on dispose en Suisse d’un jugement de première instance sur la question de savoir si les universités peuvent conclure des accords secrets avec des milieux privés.

 En avril 2012, l’Uni de Zurich (UZH) informe qu’elle accepte une somme de 100 millions de francs d’UBS pour créer l’UBS International Center of Economics in Society. La liberté académique y serait garantie, d’ailleurs c’est spécifié par écrit dans l’accord. L’UZH a catégoriquement rejeté une requête de consultation du dossier en vertu de la Loi cantonale sur l’information et la protection des données (IDG) visant à vérifier cette clause. Avec mon collègue Matthias Daum (Die Zeit Suisse), j’ai recouru auprès de la Commission de recours des Hautes écoles zurichoises (Reko).

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Une lueur dans la chambre noire

L’affaire devait rester secrète : des subventions pour aider les entreprises bernoises à participer aux foires. Ici Baselworld. (Photo : RDB/Geisser)

Par Christophe Lenz. La promotion économique est une activité discrète. Après bien des tergiversations, le Canton de Berne doit pour la première fois publier les données des bénéficiaires de fonds publics. C’est une percée.

Au bout du compte, le journalisme d’investigation repose toujours sur les mêmes éléments : des noms et des chiffres. Or, ces données sont protégées avec beaucoup de zèle, y compris par des administrations soumises au principe de transparence, telle la promotion économique. Bien des cantons transfèrent année après année des millions de fonds publics à l’économie privée pour faciliter l’implantation d’entreprises ou pousser des projets innovants. Reste que jusqu’ici aucun canton n’a accepté de dévoiler ses comptes. La tactique d’obscurcissement est particulièrement éclatante à la Promotion économique bernoise. Non moins de 4 millions de francs sont transférés chaque année aux entreprises, mais l’opinion publique est priée de se contenter à ce propos d’un communiqué de presse de deux pages et d’une annexe énigmatique. Qui touche combien de fonds publics, pourquoi et à quelle fin ? Cela reste un secret.

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