jeudi, 5. mars 2015 |
20:12 heures

La raffinerie Tamoil à Collombey est accusée d’avoir gravement pollué la nappe phréatique.
Par Marie Parvex. Au printemps 2014, Le Temps a obtenu les analyses des émissions polluantes dans l’air et dans l’eau de la raffinerie Tamoil depuis 2008 et jusqu’en 2012. C’était la première fois que l’Etat du Valais rendait une décision de transparence en faveur d’un média.
La loi sur la transparence et la protection des données est entrée en vigueur en 2011 en Valais. Le Temps a demandé l’accès à ces documents au service de protection de l’environnement de l’Etat du Valais en 2012, lequel les lui a refusés en avançant le secret d’entreprise. En vertu de la loi sur la transparence et de la loi sur la protection de l’environnement, il apparaissait pourtant que ces données étaient publiques. Le Temps a donc adressé une demande officielle par mail à la préposée à la protection des données et à la transparence. Cette dernière a organisé le 22 octobre 2012 une médiation entre la direction de Tamoil suisse, le Service de la protection de l’environnement et Le Temps, assisté gratuitement par l’avocat Sébastien Fanti, intéressé par la cause.
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vendredi, 23. janvier 2015 |
10:30 heures

Les revues scientifiques spécialisées, un monopole assorti de contrats confidentiels.
Par Marcel Hänggi. Ces jours, une collecte en faveur d’une demande de consultation aux bibliothèques des hautes écoles suisses a lieu sur la plateforme de « crowdfunding » (financement participatif) wemakeit.ch. Cette demande vise à rendre plus transparente la manière dont les bibliothèques des hautes écoles suisses dépensent leur argent.
Le journalisme scientifique est une activité particulière. Si un chercheur entend faire carrière, il doit être en mesure de lire les publications de ses confrères. Par conséquent, une bibliothèque universitaire ne peut se dispenser de s’abonner aux plus importantes revues. Si elle trouve l’abonnement trop cher, elle ne peut pas opter pour une revue spécialisée moins coûteuse. C’est pourquoi les tarifs d’abonnement ne sont pas soumis à une mise au concours et, souvent, ils sont d’autant plus exorbitants.
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lundi, 19. janvier 2015 |
07:30 heures
Par Tobias Gafafer. Le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) s’est longtemps refusé à désigner les Etats destinataires d’exportations de technologies de surveillance. Après le savon que lui a passé le Préposé à la transparence, il indique enfin les pays de destination. Et il instaure nettement plus de transparence.

Le président contesté de l’Azerbaïdjan Ilham Aliyev : un soutien suisse high-tech à la surveillance de l’opposition. (Photo : Keystone)
L’affaire commence en juillet 2013. Le « St. Galler Tagblatt » publie une enquête sur les exportations suisses de technologies de surveillance à usage civil et militaire qui vont aussi à des destinataires risqués. Il en ressort que des entreprises suisses veulent par exemple exporter ces produits vers le régime autocratique du Turkménistan et à Oman. Le groupe germano-britannique Gamma et l’entreprise Neosoft, entre autres, ont déposé des demandes de permis d’exportation. Autorité de contrôle, le Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) a certes confirmé qu’une bonne douzaine de telles demandes étaient pendantes pour des appareils d’écoute de téléphonie mobile et, pour la première fois, d’infiltration dans les ordinateurs. Mais il s’est montré laconique : invoquant le secret administratif, le Seco ne s’est exprimé ni sur les pays de destination ni sur les entreprises. Mieux : après que j’eus nommé dans l’article quelques entreprises et destinataires des exportations prévues, il a déposé plainte contre X pour violation du secret administratif.
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jeudi, 15. janvier 2015 |
10:42 heures

Des chercheurs d’un programme national de recherche : malgré le renfort massif des finances publiques, le principe de transparence ne s’applique que partiellement. (Photo : Christoph Ort/Eawag)
Par Marcel Hänggi. La LTrans passe pour s’adresser à l’Administration fédérale. Mais à qui en réalité ? Pour répondre à la question, il faut une argumentation extrêmement minutieuse, comme l’indique un arrêt du Tribunal administratif fédéral.
Au fond, le simple intitulé de la LTrans (Loi fédérale sur le principe de la transparence dans l’administration) dit déjà à qui la loi s’adresse. Et c’est ce qu’énonce aussi l’art. 2, al. 1, lettre a : « La présente loi s’applique à l’Administration fédérale. » Mais les lettres b et c étendent le champ d’application à des organismes externes à l’Administration qui assurent des tâches de l’Administration « dans le mesure où ils édictent des dispositions ou rendent des décisions en première instance (…) ainsi qu’aux services du Parlement ».
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mercredi, 24. décembre 2014 |
10:42 heures
Par Martin Stoll. En 2014, dans 80% des cas litigieux qui lui ont été soumis, la recommandation du Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence (PFPDT) aura été, contrairement à la volonté de l’Administration, en faveur d’une consultation totale ou partielle des documents administratifs. C’est ce qui ressort d’une analyse de Öffentlichkeitsgesetz.ch.

Il faut aboyer pour obtenir satisfaction : les requêtes de consultation de documents se heurtent souvent à des refus arbitraires. (Photo : RDB/Daniel Ammann)
Le PFPDT a prononcé cette année 44 recommandations dans des litiges, soit plus que jamais. Cliente abonnée à l’Office de conciliation pour la transparence, l’Inspection fédérale de la sécurité nucléaire (IFSN). Le Préposé à la transparence Hanspeter Thür a eu à s’occuper cinq fois de plaintes concernant cette autorité. Cinq fois, le PFPDT a demandé à cette instance située à Brugg (AG) d’adopter un comportement plus transparent et de respecter la Loi sur la transparence (LTrans). Il a parfois été question des émoluments trop élevés que l’inspection nucléaire voulait ponctionner à un journaliste, parfois l’IFSN s’était simplifié la vie en refusant la consultation de documents et avait décidé sans motivation, sans peser le pour et le contre.
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