Marc Menichini, RTS Forum, 27.03.2026

Terrains de foot au Proche-Orient: la collaboration entre la Suisse et la FIFA fait jaser en interne

En vertu de la loi sur la transparence, le "RTS Forum" a pu consulter plusieurs courriels internes du DFAE et a ainsi eu un aperçu des discussions internes au département concernant un projet de construction de mini-terrains de football au Proche-Orient, planifié en collaboration avec la FIFA. Il ressort de ces documents que des collaborateurs du DFAE ont exprimé d'importantes réserves et ont notamment évoqué les risques de réputation pour la Suisse, l'utilité douteuse pour les enfants dans le contexte de l'époque ainsi que la contradiction entre un projet de football et la situation de violence sur place. Dans le même temps, les courriels ont montré que le projet avait avancé en peu de temps et qu'un accord avait finalement été conclu sur le financement de deux mini-terrains de football en Cisjordanie dans un premier temps.

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Florent Quiquerez, Le Matin Dimanche, 15.03.2026

Les certificats médicaux de complaisance reviennent hanter Berne

Le journal "Le matin dimanche" a demandé et obtenu, sur la base de la loi sur la transparence, les procès-verbaux de deux tables rondes sur le thème des certificats de complaisance. Il s'agissait de documents officiels sur la base desquels le rapport du Conseil fédéral a été établi. Ces procès-verbaux indiquaient quelles autorités et organisations avaient participé aux discussions et comment elles évaluaient le problème. Il était particulièrement important que l'Union patronale suisse y précise que le sujet était un problème récurrent au sein de ses associations et non un simple phénomène marginal. En outre, le procès-verbal de la deuxième table ronde montrait que l'Union patronale n'avait pas du tout participé à cette réunion, mais qu'elle était absente, car excusée.

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Mathieu Truffer, Bastien von Wyss, RTS, 11.03.2026

Henniez: une partie des sources trop polluées pour être utilisée

"RTS" a pu avoir accès à des documents officiels du canton de Vaud et de la Confédération sur la base de la loi sur la transparence. Concrètement, elle a pu consulter : des textes des lettres, des e-mails, des procès-verbaux et des présentations qui documentent l'affaire en détail. Il s'agissait notamment de rapports du chimiste cantonal, de correspondances entre Nestlé Waters et les autorités, ainsi que de présentations PowerPoint sur la gestion des résidus de pesticides et la stratégie de communication.Ces documents montraient qu'après la découverte de la filtration secrète sur charbon actif, Henniez n'était plus autorisée à traiter ses sources d'eau minérale comme auparavant. Certaines sources étant contaminées par des résidus de pesticides, notamment le chlorothalonil, une partie de l'eau n'était plus utilisée pour l'embouteillage, tandis que le reste de l'eau était mélangé de manière à respecter les valeurs limites légales. Les documents ont également révélé que Nestlé Waters a cherché une "solution pragmatique" avec les autorités afin d'éviter de nuire à sa réputation et de poursuivre la production.

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Claude-Olivier Volluz, RTS, 06.03.2026

Des entreprises suisses ont maintenu le soutien à l’effort de guerre israélien à Gaza malgré les critiques

La "RTS" a reçu, sur la base de la loi sur la transparence, des autorisations d'exportation pour la période 2019 à 2025. Ces documents ont permis de savoir quelles entreprises suisses ont exporté des biens à usage militaire ou à double usage vers Israël, à quels destinataires les livraisons ont été destinées et quels produits ont été concrètement autorisés.Les autorisations ont notamment révélé que des composants ont été livrés à des entreprises d'armement comme Elbit, au ministère israélien de la Défense ainsi qu'à d'autres entreprises du secteur de la défense.

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Michael Maccabez, RTS Le journal de 7h, 16.02.2026

Pourquoi l'ambassade suisse à Londres détient la plus grande collection de Banksy... dans son parking

Le parking de l'ambassade suisse à Londres abrite une collection de street art unique au monde, dont 16 œuvres de Banksy. Elle est née en 2001 comme initiative culturelle de la Suisse, à une époque où les graffitis étaient encore considérés comme du vandalisme. Ce patrimoine exceptionnel est toutefois délicat à gérer : Un échange de courriels datant de 2020 - que la "RTS" a pu consulter en vertu de la loi sur la transparence - montre que l'ambassade étudiait la possibilité d'ouvrir le parking dans le cadre d'un festival de street art. Banksy s'en est clairement distancié, ce qui a conduit l'ambassade à abandonner son projet.

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Lorenz Naegeli, Heidi.news, 23.01.2026

Les exportations suisses vers l’entreprise d’armement israélienne Elbit se poursuivent

Des documents obtenus par le média d'investigation irlandais The Ditch et analysés par le collectif de recherche WAV en collaboration avec le "Beobachter" et "Heidi.news" révèlent que la société a été victime d'un détournement de fonds: En 2025, l'entreprise neuchâteloise Alpes Lasers a livré au moins deux lasers à semi-conducteurs à Elbit en Israël. Elbit est l'un des principaux fournisseurs de l'armée israélienne. Des autorisations pour l'exportation de biens à double usage vers Israël, que le collectif de recherche de l'ATA a pu consulter en vertu de la loi sur la transparence, prouvent en outre une livraison de lasers à semi-conducteurs à une entreprise partenaire israélienne d'Elbit pour un montant de plus de deux millions de francs. Ruag a livré en 2025 à Elbit en Israël des appareils qui testent les systèmes de protection des avions de combat et des hélicoptères. La filiale d'Elbit - "Elbit Systems Switzerland" - traite également chaque année de nombreuses livraisons, notamment avec la maison mère israélienne.

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Cécile Tran-Tien, RTS Vraiment, 21.12.2025

Les records contestés du nageur suisse Noam Yaron

Noam Yaron, un nageur suisse de l'extrême et influenceur, a fait la une des journaux internationaux en affirmant avoir nagé un record du monde entre Calvi et Monaco. Les recherches de la RTS montrent toutefois que ce record n'a été validé par aucun organisme officiel. De plus, des affirmations de record antérieures, également non validées, ainsi que des preuves GPS peu claires et une aide extérieure lors des tentatives de nage jettent le doute sur la crédibilité de ses performances sportives. L'aspect financier est particulièrement explosif. En vertu de la loi sur la transparence, la RTS a eu accès à des documents de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV). Il en ressort que Noam Yaron a reçu 40'000 francs de subventions fédérales au cours des quatre dernières années pour son projet environnemental Water Lover Challenge. La condition pour obtenir ces subventions était de collecter au moins un million de mégots de cigarettes en dix jours. Les journalistes de la RTS ont toutefois démontré que la méthode de comptage et de calcul utilisée par Yaron était très imprécise et que les quantités indiquées ne pouvaient pas être prouvées de manière fiable.

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Jacqueline Büchi, Michael Gann Treuhardt, Mathias Lutz, 24 heures, 29.11.2025

Santé publique: Moins de sucre et de sel dès 2028 dans nos assiettes

La Confédération négocie actuellement avec l'industrie alimentaire de nouveaux objectifs nettement plus stricts de réduction du sucre et du sel d'ici 2028. Des documents que «24 heures» a pu consulter en se basant sur la loi sur la transparence montrent ce que la Confédération exige: D'ici fin 2028, le sucre doit être réduit de 10 % supplémentaires dans tous les produits déjà concernés par l'accord. Les yaourts et le fromage blanc devront ainsi contenir 20 % de sucre en moins qu'au moment de la signature de la déclaration, tout comme les boissons rafraîchissantes et les boissons lactées. Pour les céréales du petit-déjeuner, l'objectif est une réduction d'un quart. Le sucre ne doit pas être remplacé par des édulcorants artificiels. Les produits particulièrement riches en sucre nécessitent un contrôle spécial, tout comme les sous-catégories qui n'ont pas atteint l'objectif fin 2023. Après le sucre, c'est au tour du sel : sa teneur dans les plats préparés et les pizzas doit être réduite de 20 % d'ici fin 2028. La Confédération négocie actuellement avec les fabricants, qui ont jusqu'au mois de juin pour confirmer ou infirmer leur participation.

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Cédric Jordan, RTS Forum, 24.11.2025

En Valais, un rapport gardé secret pendant 6 ans tance un chef de service

En se basant sur la loi valaisanne sur l'information du public, la protection des données et l'archivage (LIPDA), la RTS et Le Temps ont pu consulter des rapports internes sur la réorganisation du Service valaisan des bâtiments, des monuments et de l'archéologie datant de 2019. Ces rapports montrent que la restructuration n'a pas été motivée uniquement par des raisons stratégiques, mais surtout par un conflit insoluble entre le chef de service Philippe Venetz et la responsable de l'archéologie Caroline Brunetti, ainsi que par des critiques massives à l'encontre du style de gestion de Venetz. Bien que les auteurs aient recommandé de ne pas toucher à l'organisation et d'envisager plutôt des conséquences au niveau du personnel, le canton a ignoré ces remarques. Malgré l'avis clair du préposé cantonal à la protection des données selon lequel de tels audits gouvernementaux sont publics, le canton a refusé l'accès pendant près de six ans en invoquant la confidentialité promise. Ce n'est qu'après une décision du tribunal cantonal que la publication des rapports a été imposée.

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Marc Menichini, RTS 12h30, 13.11.2025

La rénovation de la prison pour femmes du canton de Vaud coûtera plus cher que prévu

La rénovation de la prison pour femmes de La Tuilière à Lonay (VD) a massivement renchéri : au lieu des 27 millions de francs initialement prévus, le projet coûtera désormais 48 millions. En cause : des défauts techniques, des erreurs de planification, des retards et un concept initial incomplet. Des documents que la RTS a pu consulter en vertu de la loi vaudoise sur l'information montrent que l'administration était déjà au courant de graves problèmes depuis 2018 et que les bases de coûts du projet étaient insuffisantes et mal documentées dès le début.

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Romaric Haddou, Benno Tuchschmid, Le Matin Dimanche, 21.09.2025

En 2007, un rapport pointait déjà de graves dérives au sein de la police

En vertu de la loi sur la transparence, « Le Matin Dimanche » a pu consulter un rapport interne datant de 2007 qui documente de graves irrégularités au sein de la police lausannoise. Ce rapport fait état de violences à l'encontre de citoyens, de comportements discriminatoires envers des collègues et de rapports manipulés par des supérieurs hiérarchiques. Bien que des réformes aient été engagées à l'époque, telles que la création d'une commission d'éthique et l'adoption de nouvelles directives de conduite, de nombreuses mesures ont été édulcorées ou abandonnées au cours des dix dernières années. Cela explique pourquoi des problèmes similaires persistent aujourd'hui et pourquoi la police reste plongée dans une crise profonde.

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Camille Krafft, Antoine Harari, Blick, 15.09.2025

Marché des terres agricoles: les dessous de l'autre affaire Dittli

En vertu du principe de transparence, le Blick a pu consulter un rapport de la commission de gestion du Grand Conseil vaudois qui a examiné l'activité de la Commission foncière rurale (CFR I) ainsi que sa surveillance par le département compétent. Le contenu porte sur le conflit entre la ministre de l'agriculture Valérie Dittli et l'ancien président de la CFR I, Jean-Claude Mathey. L'accent est mis sur les éventuels conflits d'intérêts découlant du rôle simultané de ce dernier en tant que président de la Commission et avocat dans les procédures concernées. Le rapport montre en outre que la Commission a jusqu'à présent largement travaillé sur la base de la confiance, sans directives clairement réglementées ou systématiquement documentées sur la gestion des conflits d'intérêts.

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Michael Maccabez, RTS 19h30, 13.09.2025

Visite exclusive dans la cave à vins du Conseil fédéral

En vertu de la loi suisse sur la transparence, la RTS a pu pour la première fois jeter un œil dans la cave à vin du Conseil fédéral, située dans la maison Béatrice de Watteville à Berne. La collection comprend environ 1200 bouteilles provenant d'une quinzaine de cantons et est utilisée lors des réceptions officielles des conseillers fédéraux. Les documents accessibles montrent entre autres les règles de sélection des vins : ils doivent provenir de Suisse, les vins rouges coûtent généralement moins de 35 francs, les vins blancs moins de 25 francs – il existe des exceptions pour les vins primés. En outre, chaque producteur ne peut commander que 60 bouteilles et 5000 francs par an au maximum.

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Pauline Rumpf, Le Temps, 10.09.2025

Policiers à la dérive: quid de la formation?

En 2017, un audit sur la formation a été réalisé à l'Académie de police de Savatan. Celui-ci n'avait pas été publié jusqu'à récemment, mais le journal Le Temps a pu le consulter en vertu de la loi sur l'accès à l'information. Le rapport atteste certes de la grande qualité technique de la formation, mais critique son caractère fortement militaire. Plusieurs corps de police ont déploré que les jeunes diplômés fassent preuve d'une méfiance excessive envers la population lors de leurs interventions et perçoivent des situations quotidiennes comme des situations potentiellement dangereuses. De plus, certains corps ont dû «reprogrammer» leurs nouvelles recrues a posteriori afin de les préparer à servir dans un environnement civil.

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Léandre Duggan, RTS Mise au Point, 01.09.2025

L'UTMB et le trail: du mythe au business florissant

L'UTMB est passé d'une course de montagne mythique à une marque internationale qui organise des courses dans le monde entier et réalise un chiffre d'affaires considérable. Dans le même temps, certaines localités hôtes, comme celles du Valais, bénéficient d'aides publiques : les recherches menées par RTS Mise au Point sur la base de la loi valaisanne sur l'information du public, la protection des données et l'archivage (LIPDA) montrent que la commune de Val de Bagnes contribue à hauteur de 150 000 francs par édition. Au total, environ un quart du budget de la course de Verbier (1,25 million de francs) provient de subventions, le reste étant couvert par les frais d'inscription et les sponsors.

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Les médias réalisent des recherches d'importance grâce aux lois sur la transparence. Toutes les enquêtes

«Une certaine mauvaise foi» à la Ville de Genève

Le câblo-opérateur genevois semi-public Naxoo ne se sent pas tenu à la transparence. (Photo: Martial Trezzini/Keystone)

Par Eva Hirschi. La Ville de Genève est actionnaire majoritaire du câblo-opérateur Naxoo – mais ni la ville ni l’entreprise ne se considèrent soumis à la transparence. La Tribune de Genève a saisi le Tribunal.

Une enquête en cours depuis plus d’un an, non pour débattre de l’accès aux documents, mais parce que les entités concernées refusent d’être soumises au principe de transparence, contrairement à l’avis du Préposé cantonal. Paradoxalement, l’un des documents a déjà été rendu public auparavant. L’affaire est désormais entre les mains de la justice genevoise.

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Prévenir les crises grâce à une administration transparente

Science, administration et médias: la transparence sous différents angles lors du «Café Transparence on stage» à Lausanne. (Photo: Violette Buchs)

Par Eva Hirschi. Lors d’un «Café Transparence on stage» qui affichait complet à Lausanne, le conseiller d’État Frédéric Borloz, le professeur Martial Pasquier et la journaliste Camille Krafft ont débattu, sur invitation de Loitransparence.ch, de la transparence administrative en période de crise.

À quel point l’administration doit-elle faire preuve de transparence? Des crises telles que celles survenues à Crans-Montana, au sein de la police lausannoise ou concernant la fiscalité dans le canton de Vaud rendent cette question urgente. «On n’est jamais trop transparent. La question est de savoir ce que l’on peut divulguer et ce que l’on ne peut pas divulguer», a déclaré Frédéric Borloz, conseiller d’État vaudois, lors de la table ronde.

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Le Prix Transparence 2025 pour «WAV» et «Republik»

«WAV» et «Republik» se sont associés pour mener cette enquête.

Par Martin Stoll. 59 demandes d’accès déposées par le collectif de recherche «WAV» et «Republik» révèlent comment l’entreprise américaine Palantir a tenté de vendre des technologies de surveillance aux autorités suisses. Les journalistes ont reçu le Prix Transparence 2025 pour leurs recherches.

Campagnes commerciales offensives menées depuis plusieurs années, contacts informels, nombreuses discussions: des documents internes de la Confédération montrent à quel point l’entreprise technologique américaine controversée Palantir s’est acharnée à vendre sa technologie de surveillance aux autorités suisses.

 

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Quels documents de la police sont accessibles?

 

 

 

Les vidéos réalisées par la police peuvent-elles être consultées? Réponses dans notre «Café Transparence».

 

Par Eva Hirschi. Comment le principe de transparence s’applique-t-il aux documents de police? Stéphane Werly, préposé genevois à la protection des données et à la transparence, et Eric Golaz, ancien préposé vaudois au droit de l’information, en parlent dans le «Café Transparence».

 

Les manifestations à Lausanne ont donné lieu à des violences. Des groupes WhatsApp aux contenus racistes, dans lesquels des membres des forces de sécurité échangeaient secrètement des messages, ont suscité de vives discussions. La police est régulièrement sous les feux de l’actualité. Quels sont nos droits en matière d’accès à ses documents? Le principe de transparence s’applique-t-il aux documents de police?

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Le drame de Crans-Montana aurait pu être évité

40 morts, plus d’une centaine de blessés: la population pleure les victimes de l’incendie dramatique qui a ravagé le bar «Le Constellation» à Crans-Montana. (Photo: Jean-Christophe Bott/Keystone)

Par Urs P. Gasche. Si les autorités valaisannes avaient mis leurs rapports de contrôle en ligne, on aurait su que la commune ne contrôlait pas chaque année le bar sinistré. N’importe qui aurait pu déterminer si l’isolation acoustique du plafond et les issues de secours avaient été vérifiées.

Plus probable encore: sachant que les rapports sont publics, la commune de Crans-Montana aurait effectué les contrôles régulièrement et dans les règles. Quant aux personnes exploitant le bar, elles auraient sans doute respecté davantage les prescriptions afin d’éviter que des négligences ne soient rendues publiques. Les médias auraient peut-être même publié le classement des établissements les plus sûrs.

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