Le jeu de cache-cache de l’administration

«Une administration devenue, au fil des ans, inaccessible pour les journalistes»: des classeurs fédéraux de l’administration à Berne. (Photo: Gaetan Bally/Keystone)

COMMENTAIRE L’administration fédérale se cache de plus en plus derrière des services de presse et des adresses anonymes – au détriment du public et des médias.

Le dernier «Annuaire fédéral» est paru le 4 janvier 2022. Il s’agissait d’un livre de 1199 pages dans lequel figuraient des milliers d’employé·es de l’administration fédérale, avec leurs fonctions, leurs domaines d’activité et leurs numéros de téléphone. Depuis, une version en ligne fortement réduite sert de substitut.

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Une enquête met au jour des milliers de documents Frontex

 

 

Les documents obtenus par le collectif d’enquête WAV ont permis de comprendre la position de la Suisse lors de séances internes de Frontex.

 

Par Eva Hirschi. Dans le «Café Transparence», le journaliste Lorenz Naegeli parle de son enquête sur Frontex: il a demandé accès à des milliers de documents obtenus après plusieurs négociations. Un cas qui montre que l’on peut trouver des solutions grâce au dialogue.

 

En tant que membre de l’espace Schengen, la Suisse collabore depuis des années avec Frontex. L’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a pour mission de protéger les frontières extérieures de l’espace Schengen. La Suisse met à disposition son personnel, y contribue financièrement et siège au conseil d’administration de Frontex.

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Affaire Credit Suisse: le DFF doit livrer des données

Le Département des finances de la conseillère fédérale Karin Keller-Sutter se bat contre la transparence avec des arguments bancals. (Photo: Anthony Anex/Keystone)

Par Martin Stoll. Le Préposé fédéral à la transparence a émis une recommandation claire à l’attention du Département des finances: celui-ci doit donner accès au système de gestion des documents en lien avec l’affaire Credit Suisse. Loitransparence.ch est l’initiatrice de cette demande.

Le Département fédéral des finances (DFF) de la ministre Karin Keller-Sutter s’attelle avec énergie à affaiblir les droits à l’information. Dans le cadre du sauvetage d’urgence de Credit Suisse, il s’est assis sur le principe de transparence, en refusant catégoriquement l’accès à des informations capitales. Face aux rebuffades à répétition, Loitransparence.ch a décidé de ne pas se laisser faire et gagne une victoire d’étape.

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Principe de transparence: mieux ancré, mais pas partout

En 2024, le préposé fédéral Adrian Lobsiger a mené 53% médiations de plus. (Photo: Peter Schneider/Keystone)

Par Martin Stoll. Le principe de transparence s’établit de plus en plus dans l’action administrative de la Confédération. Cependant, tous les services ne suivent pas le mouvement. Certains départements continuent de privilégier le manque de transparence et jouent avec les statistiques.

Année après année, les rapports annuels du Préposé fédéral à la transparence (PFPDT) font le même constat: «Le nombre de demandes d’accès a atteint un nouveau record». 2024 n’a pas fait exception. Par rapport à l’année précédente, le nombre de demandes a augmenté de 29% pour atteindre un total de 2186, selon les statistiques officielles.

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À Berne, une initiative pour une Finma plus transparente

Il veut que la Finma soit soumise à la LTrans: le conseiller national soleurois UDC Rémy Wyssmann (gauche). (Photo: Peter Schneider/Keystone)

Par Martin Stoll. L’autorité de surveillance des marchés financiers Finma doit être soumise à la loi sur la transparence. C’est ce que demande le conseiller national UDC soleurois Rémy Wyssmann dans une initiative parlementaire.

«La Finma est une boîte noire», a dit Rémy Wyssmann à CH Media. «C’est la seule autorité de surveillance de Suisse qui n’est pas soumise à la loi sur la transparence». Selon lui, cette culture du secret n’est plus acceptable depuis la chute de Credit Suisse.

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