Jour: Open-Data

« Peur panique de la transparence »

Les responsables médias de la Confédération craignent que les journalistes exigent bientôt « l’ouverture de tous les dossiers » : le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi (Photo : RDB/Ex-Press)

Par Martin Stoll. La « Single point of orientation » aurait pu être pour l’administration un énorme bond en avant en matière de transparence. Mais le Conseil fédéral a suspendu le projet. Les résistances internes étaient trop fortes.

En 2008, le gouvernement avait commandé à l’Administration fédérale le projet sur la transparence. Après que le principe de la transparence eut été mise en vigueur, le peuple était censé pouvoir apprendre quels documents s’empilaient dans les placards de l’administration. Concrètement – c’était ça le mandat – les autorités fédérales devaient proposer « une piste de solution en vue d’une présentation centralisée de documents officiels », qui peut « être réalisée dans un deuxième temps ».

Les Archives fédérales, spécialisées dans la gestion d’importantes collections de documents et de catalogues en ligne, ont conçu une banque de données centrale dans laquelle les documents fédéraux peuvent être recherchés et demandés par un simple clic de souris. Avec la banque de données Single Point Orientation (SPO), la Suisse serait devenue le bon élève de la classe en matière de transparence. Mais, sur demande de la Conférence des secrétaires généraux (CSG), le Conseil fédéral vient de décider de suspendre le projet pendant cinq ans.

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La Suisse franchit un premier pas en direction de l’open data

 Par Julian Schmidli. L’administration fédérale développe dans un projet pilote un portail réservé aux données librement accessibles. Objectif à long terme : un catalogue central des données des offices fédéraux et des cantons.

Données libres d’accès: à l’aide de lunettes 3D, des collaborateurs de l’Office fédéral de la statistique analysent des images pour une statistique de superficies. (Photo Keystone)

Tandis qu’aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne il existe depuis des années des portails pour les données libres d’accès, bien des pays peinent encore à traiter le savoir accumulé dans la transparence. Sous l’égide des Archives fédérales, l’administration fédérale franchit désormais un premier pas en direction de l’Open Government Data (OGD) et prévoit un portail test.

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La Suisse laissera-t-elle l’économie surfer sur ses données?


Le mouvement Open Data milite pour l’ouverture des données publiques en utilisant le même genre d’outils qu’emploient les moteurs de recherche. (Illustration: Bilan)

Par Fabrice Delaye. Le Conseil fédéral doit décider cet automne s’il s’ouvre à l’open data. Ce mouvement, présent aux Etats-Unis et en France, prône l’accès à toutes les informations publiques.

A combien se loue en moyenne le mètre carré dans le quartier où vous comptez emménager? Comment se comparent les pourcentages de réussite à la matu des différentes écoles où vous envisagez de scolariser votre enfant? Dans quel hôpital de la région risque-t-on d’attraper le plus de maladies nosocomiales? Quelle ligne de bus est-elle la moins sûre de votre ville?… Nous n’avons pas les réponses à ces questions, mais nous savons où elles sont. Comme des milliers d’autres informations pertinentes pour notre quotidien, elles dorment dans les bases de données des diverses administrations. Publiques, ces informations devraient être accessibles. D’autant plus que, depuis juillet 2006, la loi sur l’organisation du gouvernement et de l’administration (LOGA) garantit aux Suisses le droit de demander presque n’importe quelle information gouvernementale. Mais entre les difficultés d’identifier les sources et les labyrinthes bureaucratiques, on est très loin du compte. Le site loitransparence.ch constate que, entre 2006 et 2010, les Suisses ont eu 20 fois moins recours à cette possibilité que les Anglais. Et près d’un tiers de leurs demandes ont été refusées…

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Le gouvernement s’essaie à l’administration transparente

Accès aux informations de l’administration: un citoyen aux archives fédérale à Berne. (Photo: Keystone)

Par Martin Stoll. L’administration fédérale teste une nouvelle platetorme informatique qui, théoriquement du moins, devrait permettre un accès plus aisé aux documents.

Le projet «Single Point of Orientation» (SPO) a été développé à la demande du Conseil fédéral par Andreas Kellerhals, le Directeur des Archives fédérales. A la clé, un sacré objectif: des centaines de milliers de documents seront enregistrés dans une seule base de données. Ainsi les citoyennes et citoyens –quelle bonne idée- pourront faire leurs recherches en ligne. S’ils ont un intérêt pour un document ou un dossier, ils invoqueront directement la loi sur la transparence. L’Office évaluera alors en détail s’il est possible de rendre public le document. Plus d’informations…


La France donne accès à ses données numériques

L’équipe de «Etatlab» prépare l’administration française à l’ouverture de ses données.

A la fin de l’année, le portail data.gouv.fr sera en fonction: toutes les données de l’administration française seront alors libres d’accès gratuitement.

Une équipe de concepteurs travaille en ce moment d’arrache-pied pour mettre en oeuvre la stratégie de transparence des données. Le gouvernement français a sollicité tous les ministères et autres institutions gouvernementales pour qu’ils rendent disponibles autant d’informations que possible. Plus d’informations…