«Mais on se connaît tous!»

Par Stefanie Hablützel. Le parlement grison torpille pour la troisième fois le principe de transparence. La majorité bourgeoise a peur d’un surcroit de bureaucratie. Elle craint aussi qu’une telle loi pousse l’administration vers davantage de cachotterie.

Pas d’accès aux documents de l’administration: le Grand conseil grison (Photo: Keystone)

«Les citoyens veulent davantage de transparence dans les milieux économiques et en politique!» Fin octobre, le socialiste Sascha Müller s’est battu avec conviction au Grand conseil pour l’introduction du principe de transparence dans son canton. Son argument phare: de nombreux autres cantons en ont fait l’expérience positive ces dernières années. Le moment était venu pour que le canton des Grisons se jette lui aussi à l’eau. Et le bourgeois-démocrate Any Kolleger avait soutenu le député de Davos, pour que le service public «mérite pleinement son nom». Plus d’informations…

 


Le gouvernement s’essaie à l’administration transparente

Accès aux informations de l’administration: un citoyen aux archives fédérale à Berne. (Photo: Keystone)

Par Martin Stoll. L’administration fédérale teste une nouvelle platetorme informatique qui, théoriquement du moins, devrait permettre un accès plus aisé aux documents.

Le projet «Single Point of Orientation» (SPO) a été développé à la demande du Conseil fédéral par Andreas Kellerhals, le Directeur des Archives fédérales. A la clé, un sacré objectif: des centaines de milliers de documents seront enregistrés dans une seule base de données. Ainsi les citoyennes et citoyens –quelle bonne idée- pourront faire leurs recherches en ligne. S’ils ont un intérêt pour un document ou un dossier, ils invoqueront directement la loi sur la transparence. L’Office évaluera alors en détail s’il est possible de rendre public le document. Plus d’informations…


La France donne accès à ses données numériques

L’équipe de «Etatlab» prépare l’administration française à l’ouverture de ses données.

A la fin de l’année, le portail data.gouv.fr sera en fonction: toutes les données de l’administration française seront alors libres d’accès gratuitement.

Une équipe de concepteurs travaille en ce moment d’arrache-pied pour mettre en oeuvre la stratégie de transparence des données. Le gouvernement français a sollicité tous les ministères et autres institutions gouvernementales pour qu’ils rendent disponibles autant d’informations que possible. Plus d’informations…


«D’un point de vue démocratique, c’est honteux»

L’organisation anticorruption Transparency International critique le fait que le texte du controversé accord fiscal avec la Suisse n’a pas été rendu public.

«D’un point de vue démocratique, il est honteux que le projet d’accord reste secret», a déclaré la présidente de Transparency Deutschland, Edda Müller. En raison de l’importance de cet accord, il aurait dû être possible pour tous les responsables politiques et toutes les personnes intéressées de discuter du contenu avant la signature, a ajouté Mme Müller. Plus d’informations…


Beaucoup de questions sans réponse

Par Catherine Boss. Le magazine romand de consommateurs Bon à savoir et la Radio suisse romande ont voulu tester la transparence des cantons et de la Confédération. Le résultat est mitigé.

 

„Je ne réponds pas à ce type de questions“: le conseiller d'Etat genevois Mark Muller. (Photo: Keystone)

Les journalistes de Bon à savoir et de la Radio suisse romande se sont présentés comme de simples citoyens quand, en juillet dernier, ils ont testé l’application des lois sur la transparence dans les cantons romands et au sein de la Confédération. Ils ont utilisé cinq comptes e-mails différents pour envoyer leurs questions à divers services de l’administration cantonale et fédérale. Ils ont exigé des documents relatifs aux statistiques de la délinquance, au nombre d’infections dans les hôpitaux ou d’exclusions dans les écoles, ainsi qu’à la qualité de l’eau. Plus d’informations…