Il y a-t-il des contrats secrets à l’EPFL?

Par Marcel Hänggi. Le mot «transparence» est un mot magique dans les milieux scientifiques. Mais les centres de recherche s’y tiennent-ilsvraiment? Pour la WochenZeitung (WOZ), j’ai voulu vérifier cela auprès des deux Ecoles polytechniques fédérales.

Les Ecoles polytechniques fédérales ne jouent pas la transparence sur le financement des chaires de recherche: laboratoire à l’EPFL (Photo : Keystone)

 M’appuyant sur la loi sur la transparence (LTrans), j’ai demandé à Lausanne d’avoir accès aux contrats avec Nestlé concernant deux «Chaires Nestlé». La requête a été refusée: les contrats contiennent des clauses secrètes. Cette justification est éloquente: un contrat de financement de chaire avec des clauses secrètes n’est pas compatible avec une «bonne pratique scientifique». La suite en allemand…

 

 


Tout était en ordre, selon les experts de Swissmedic

Les experts de Swissmedic sont tenus de déclarer leurs liens d'intérêt: ils le font de façon sommaire.

 

Par Isabelle Ducret.  S’il est un point sur lesquels les Suisses sont très susceptibles, c’est bien la confiance dans les institutions. Il a fallu des semaines pour parvenir à vérifier les éventuels conflits d’intérêt entre les 40 médecins-experts de Swissmedic et les firmes pharmaceutiques.

Enquêter sur les conflits d’intérêt en Suisse, une gageure. En préparant ce Temps Présent sur la sécurité des médicaments, notre première impression se confirme bien vite : en toile de fond se trouve l’éternelle question de l’indépendance des experts de la santé face aux grandes firmes pharmaceutiques… un sacré lobby en Suisse.

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Où sont passés les 100 millions?

A huit clos: le public n’a pas le droit de savoir quelles entreprises font de la recherche aux frais de l’état. (Photo: Keystone)

Par Otto Hostettler. Durant sa lutte contre le franc fort, le Conseil fédéral a investi 100 millions dans la recherche. Mais il ne dit pas quelles entreprises en profitent.

Tout a dû aller très vite : l’automne dernier, la Commission (CTI) pour la promotion de l’innovation de l’état a distribué 100 millions de francs en quelques semaines. Avec cette dépense colossale, le Conseil fédéral entend encourager les produits innovants et renforcer ainsi l’économie nationale. On ignore toujours quelles entreprises ont finalement profité des millions de la Confédération. Se basant sur la loi sur la transparence, selon laquelle chacun a en principe accès à toute information et tout document de l’Administration fédérale, le journal Beobachter a cherché à connaître le nom des bénéficiaires. Mais la Commission pour la promotion de l’innovation (CTI) refuse la consultation des documents. La suite en allemand….

 


L’accès aux dossiers peut coûter très cher

Quand il s’agit de donner des informations sur la répartition de trois cent millions de francs dans la transformation de lait en fromage, l’Office fédéral de l’agriculture est près de ses sous. (Photo : Keystone)

Par Eveline Dudda. L’accès au dossier peut coûter cher: l’Office fédéral de l’agriculture demande parfois jusqu’à 300 francs pour des rapports de controlling et des statistiques. Pour des circulaires, il se peut que l’on doive verser le triple.

L’argent joue un grand rôle à l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG). Celui-ci réinjecte par exemple dans la transformation de lait en fromage environ trois cent millions de francs provenant des recettes fiscales. Mais quand il s’agit d’accéder à ces rapports de contrôles, l’OFAG est près de ses sous : « Pour le traitement de votre demande d’accès au rapport de controlling Suppléments du soutien au prix du lait. Rapports mensuels avec vue d’ensemble de l’année 2011 et à la Documentation statistique sur le soutien au prix du lait de 2000 à 2010, résumé annuel, nous comptons environ trois heures ». Au tarif de 100 francs l’heure, on en arrive à 300 francs. Le prix ne se justifie pas par les photocopies: les rapports contiennent en tout moins de quarante pages de documents. En outre, pas un mot ne doit être caviardé. La suite en allemand…

 


Sous le caviardage, se cachaient des infos capitales

Par Martin Stoll. La Commission fédérale de sécurité nucléaire (CSN) avait déjà dû livrer ses procès-verbaux: mais en répondant à la demande d’accès d’un journaliste, elle les avait noyés sous de l’encre noire, en caviardant l’essentiel du texte. Le groupe d’experts doit maintenant lever le secret sur ses séances.

En 2010, la SonntagsZeitung avait demandé à voir le procès-verbal de la 24ème séance de la commission fédérale d’experts, qui conseille gouvernement sur les questions sécurité nucléaire. L’Office fédéral de l’énergie avait livré le procès-verbal en question. Contre «250 francs de frais» l’Office avait surtout livré de grandes poutres noires– sur les 14 pages 8 étaient complètement caviardées. De publique, il ne restait pas beaucoup plus que les points à l’ordre du jour. La suite en allemand…