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Epidémie d’intransparence au sein de l’administration

« Recours généreux à la disposition d’exception » : l’état-major de la Chancellerie fédérale avec le chancelier Walter Turnherr (au centre), lors d’une conférence de presse sur le vote électronique en avril 2017. (Photo Keystone)

Par Florian Imbach. Les employés de l’administration ont développé une solide attitude défensive dans leurs rapports avec les journalistes. Ils invoquent tout un éventail de prétextes pour justifier que tel ou tel document n’est pas public. Expérience vécue.

Je nomme « intransparences » les raisons pour lesquelles l’accès à des documents est refusé. Elles se propagent à la vitesse de la grippe dans un EMS. Lorsqu’on ne connaît pas trop bien la Loi sur la transparence, on est balayé par la première déferlante. Et lorsqu’on connaît la loi, on sait combien de temps le raz-de-marée d’intransparence peut durer, même si, avec la requête d’accès, on a sous la main un instrument anti-intransparence efficace.

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Voici les données que Berne voulait caviarder

Par Martin Stoll, Titus Plattner et Christian Brönnimann. Désormais, les données clés des fournisseurs de la Confédération sont publiques. Au terme de trois ans de bataille contre l’administration et le gouvernement, « Le Matin Dimanche » et la « SonntagsZeitung » ont pu publier un paquet complet de données sur les quarante plus grands fournisseurs de la Confédération.

En décembre, le Tribunal fédéral avait accordé l’accès à la statistique des fournitures de la Confédération. Jusqu’il y a peu, l’administration a avoué sa difficulté à accepter le verdict : elle a mis des mois pour s’exécuter et a exigé CHF 950 pour sortir un PDF de 32 pages. En outre, le DDPS s’est opposé au verdict et n’a fourni que des données incomplètes par peur d’une menace sur la sécurité intérieure. Mais aujourd’hui on comprend en grande partie où vont les 5 milliards de francs que l’administration fédérale dépense chaque année pour des mandats et achats.

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