Dix ans d’engagement pour la transparence

Large soutien: comité, direction, conseil juridique et jury du Prix Transparence.

A l’été 2011, Loitransparence.ch a été mise en ligne. Depuis lors, la plateforme est devenue un réel centre de compétence pour la transparence dans l’administration. Des centaines de journalistes, citoyennes et citoyens ont été formés et conseillés, des cas pilote ont été portés devant le Tribunal fédéral, avec succès.

Fondée sur une terrasse d’un restaurant à Zurich, l’initiative a considérablement contribué au développement de la transparence au sein de l’administration en Suisse. En tant que lobby des lois sur la transparence de la Confédération et des cantons, nous nous engageons pour une bonne pratique de mise en œuvre et soutenons les journalistes.

2011 Les médias veulent plus de transparence

Notre initiative est lancée cinq ans après l’introduction de la loi fédérale sur la transparence. Des journalistes de Suisse romande et de Suisse alémanique fondent l’association indépendante Loitransparence.ch. Son but: faire respecter le droit à la transparence. La pièce maîtresse de l’initiative est une plateforme internet avec des services destinés aux journalistes. Le site a été créé en trois mois avec l’aide financière de Tamedia.

Interview à propos de la création de l’association dans le magazine de la branche.


2012 Toujours plus de demandes d’accès

Déjà l’année où Loitransparence.ch est mise en ligne, les requêtes de journalistes pour accéder à des documents officiels doublent. Avec les années, ce chiffre va même jusqu’à quintupler. La transparence dans l’administration n’est pas qu’un sujet pour les journalistes, mais aussi pour les unités administratives: la pratique juridique et administrative encore sous-développée au niveau fédéral ne cesse de s’améliorer.


2013 Communes, églises, offices: les lois cantonales

Le projet se focalise rapidement sur la pratique des cantons en matière d’accès, souvent mauvaise. Nous étoffons le site internet et entreprenons une mise à jour complète de toutes les lois cantonales. En 2015, nous achevons ce projet par une tournée à travers les cantons lors de laquelle nous formons plus de 220 journalistes.


2014 Un mécène pose la pierre angulaire pour la suite

Fin 2013, Beat Weber se demande s’il peut soutenir et encourager le journalisme d’investigation avec la vente de ses actions. Le descendant de la famille d’éditeurs de Winterthur Ziegler s’était d’abord opposé à la vente du «Landbote» au groupe zurichois Tamedia. Lorsque cette vente a eu finalement lieu, Beat Weber a reversé une partie de l’argent au journalisme engagé: il a fait un don important à Loitransparence.ch, permettant ainsi le développement pérenne de l’initiative.

Le mécène st-gallois Beat Weber.


2015 L’association professionnalise ses structures

La reconnaissance croissante de Loitransparence.ch dépasse l’équipe fondatrice qui travaille bénévolement: les journalistes demandent conseil, les administrations invitent l’association à des débats publics et les cas juridiques sont chronophages. En juin 2015 est créé un bureau central chargé de s’occuper du travail de l’association (d’abord avec un poste à 40%). Cela a aussi été rendu possible grâce au soutien financier des sponsors, dont Tamedia, la SSR et Verband Schweizer Medien.

Le comité et le bureau central en 2020 à Berne. (Photo: Marco Zanoni)


2016 Lancement d’une initiative parlementaire

Nous nous engageons aussi activement auprès du monde politique pour l’amélioration des lois sur la transparence. Un des résultats de cette mission est l’initiative parlementaire de la conseillère nationale socialiste Edith Graf-Litscher demandant une exemption des émoluments. Six ans plus tard, en juin 2021, l’objet est toujours en cours (lire ci-dessous).


2017 Un fonds pour la pratique juridique

Nous créons un fonds permettant de soutenir les combats juridiques importants et d’avancer les frais des tribunaux. Loitransparence.ch permet le lancement d’un recours pour demander l’accès à une banque de données de l’Office fédéral des transports (OFT). Dans d’autres procédures que nous avons soutenues, des jugements importants ont également été rendus, par exemple sur la transparence des marchés publics ou sur les dossiers de justice.

Soutenir des recours: le Tribunal fédéral à Lausanne. (Photo: Bally/Keystone)


2018 Première édition du Prix Transparence

Avec le Prix Transparence, nous récompensons depuis 2018 des journalistes qui ont activé une loi sur la transparence avec détermination et efficacité. Chaque année, dix contributions nominées sont évaluées par un jury d’expertes et d’experts de Suisse romande et alémanique. Le premier lauréat du Prix est Philippe Boeglin qui a enquêté sur les notes de frais excessives de cadres de l’armée.

Premier lauréat: le journaliste Philippe Boeglin.


2019 Banque de données de la transparence

Grâce au soutien financier de la fondation bâloise pour la diversité des médias, nous avons créé une banque de données contenant les enquêtes sur la transparence. Elle renferme tous les travaux journalistiques (médias en ligne, presse, radio et TV) qui ont été réalisés à l’aide d’une loi sur la transparence. Entretemps, elle compte au total 386 contributions (état: juin 2021). Nous voulons par ce biais inciter les médias à activer cet outil journalistique au quotidien.


2020 Formations malgré la pandémie

Pendant dix ans, nous avons montré à des centaines de consoeurs et confrères lors de formations comment intégrer et activer les lois sur la transparence dans leur quotidien de journaliste. Cette offre a été maintenue pendant la pandémie de coronavirus. En 2020, nous avons lancé l’action «Camping for Transparency»: grâce à un vieux camping-car équipé de toute la technologie de streaming nécessaire, nous avons formé des journalistes de toute la Suisse.

Thème central: la formation de journalistes par Loitransparence.ch. (Photo: Marco Zanoni)


2021 Les médias demandent le respect de leurs droits

Les journalistes n’ont jamais autant défendu leur droit d’accès aux documents de l’administration. Dans une lettre ouverte, 645 journalistes ont réclamé un accès gratuit aux documents, parmi ces personnes, une vingtaine de rédactrices et rédacteurs en chef. L’appel lancé à la politique par Loitransparence.ch et le réseau d’investigation investigativ.ch a été signé notamment par Madeleine von Holzen, rédactrice en chef du Temps, Ariane Dayer, rédactrice en chef de la rédaction Tamedia et du Matin Dimanche, Patrik Müller, rédacteur en chef de la rédaction centrale de CH Media ou Christian Dorer, rédacteur en chef du groupe Blick.

Plus de 600 journalistes ont répondu à l’appel lancé à la politique.


 


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