La Suisse échoue lors d’une évaluation mondiale sur la transparence

Par Martin Stoll. Une équipe de l’agence de presse Associated Press (AP) a testé pendant onze mois les lois relatives à la liberté d’accès aux documents administratifs dans 105 pays. La Suisse est arrivée en bas du classement, aux côtés de la Russie, de la Colombie et de la Jamaïque.

Discrètement: procès contre le Tunisien Garsallaoui et sa femme Malika El Aroud en 2007 à Bellinzone. (Photo: Keystone)

«La promesse est magnifique: 5,3 milliard d’êtres humains ont le droit – sur le papier – de savoir ce que leurs gouvernements font à huis clos», écrit l’AP. Pour évaluer comment les droits fondamentaux à l’information sont transposés dans les faits à travers le monde, plus d’une centaine de reporters sur tous les continents ont commencé en janvier à soumettre des demandes d’accès aux dossiers. «Au Libéria, nous avons apporté notre requête en personne, au Mexique, nous nous sommes connectés sur un site web, au Portugal, nous avons passé un coup de fil et au Japon, nous avons envoyé une lettre recommandée», expliquent les reporters d’AP. Les journalistes ont réclamé, entre autres, des documents, des notices internes et des rapports montrant combien de personnes en lien avec des activités terroristes ont été arrêtées ces dix dernières années. La réponse que l’AP a obtenue de la Suisse a été qualifiée par les journalistes de «réponse partielle et inutile». Plus d’informations…

 

 


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