Des pages entières caviardées
Par Thomas Angeli. Les documents établis par l’administration fédérale sont en principe publics, dit la loi. Cependant, lorsqu’il s’agit de Fukushima, d’ingénieux juristes de l’Office fédéral de l’énergie voient les choses différemment.

Sur 98 pages, 33 sont entièrement caviardées: le directeur de l'OFEN Walter Steinmann. (Photo: Keystone)
Tout un chacun a le droit «de consulter des documents officiels et d’obtenir des renseignements sur leur contenu de la part des autorités » – comme il est énoncé dans la loi fédérale sur la transparence de l’administration (LTrans). Lorsqu’il s’agit d’un sujet délicat, tel que Fukushima, il en va pourtant subitement autrement: les documents en question, que le Beobachter a réclamés et qui sont arrivés deux semaines plus tard – accompagnés, nota bene, d’une facture pour frais de dossiers de 400 francs – sont une orgie de noir. 33 des 98 pages sont intégralement noircies, 52 autres, en partie. Seules 13 pages ont échappé à la censure numérique des juristes compétents de l’Office fédéral de l’énergie. Plus d’informations…


















