Lager auf Samos: Haft für Kinder, bezahlt von der Schweiz

Lukas Häuptli, Osama Abdullah, Lorenz Naegeli, Republik, 28.03.2025

Sur l'île grecque de Samos - à la frontière extérieure de l'Europe - se trouve un camp de réfugiés pouvant accueillir 4000 personnes. Dans ce camp, une "Safe Area" est prévue pour les enfants et les jeunes. La Suisse cofinance ces Safe Areas. Concrètement, elle verse plus de 4 millions de francs pour l'exploitation des Safe Areas à Samos et sur trois autres îles grecques pendant 16 mois. Différentes ONG parlent de conditions précaires dans ces safe areas. Des rapports font état de soins médicaux insuffisants et d'agressions. De plus, les personnes restent souvent dans ces centres beaucoup trop longtemps par rapport à ce qui est autorisé. La CEDH a également reconnu la précarité de ces conditions et a demandé au gouvernement grec de prendre les mesures qui s'imposent. Le Secrétariat d'État aux migrations (SEM) reconnaît la précarité de la situation des demandeurs d'asile mineurs non accompagnés, en particulier depuis une augmentation du nombre d'enfants en provenance d'Égypte à l'automne 2024. Après des visites sur place et des interventions, le nombre de personnes en surpopulation a été réduit et davantage de transferts vers d'autres centres ont été rendus possibles. Un protocole interne, que la République a pu consulter en vertu de la loi sur la transparence, montre que la surpopulation et les infrastructures déficientes restent problématiques. Après une visite, l'ambassadeur suisse s'est dit "consterné" par la situation. De nombreux dysfonctionnements tels que la surpopulation, les soins médicaux insuffisants et l'absence de normes d'hygiène persistent. Malgré tout, des enfants ont récemment été transférés hors de la zone de sécurité, ce qui est considéré comme une évolution positive, même si la situation reste globalement problématique.

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