Une nouvelle loi mexicaine mise en consultation exige qu'un étiquetage nutritionnel soit imprimé sur le devant des emballages décrivant les risques pour la santé des produits à forte teneur en sucres, calories, sel et graisses saturées ou trans. La Suisse, comme les Etats-Unis et l’Europe, s’opposent vigoureusement à cette norme mexicaine. Des documents obtenus par l'émission Temps Présent en vertu de la loi sur la transparence révèlent que l’opposition suisse s’appuie largement sur les arguments de l’industrie alimentaire suisse, et en particulier le numéro un mondial Nestlé. Un mail de l’ambassade suisse à Mexico évoque une réunion entre les représentants de Nestlé, Ricola, Lindt & Sprüngli et les officiels helvétiques. La norme y est qualifiée de «stricte» et manquant de «preuves scientifiques». Dans un mail échangé entre Nestlé et le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO), il est dit que «ces restrictions seraient incompatibles avec le droit national mexicain et des accords internationaux».