{"id":9195,"date":"2026-01-29T08:00:24","date_gmt":"2026-01-29T06:00:24","guid":{"rendered":"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/?p=9195"},"modified":"2026-01-28T12:06:52","modified_gmt":"2026-01-28T10:06:52","slug":"quels-documents-de-la-police-sont-accessibles","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/2026\/01\/quels-documents-de-la-police-sont-accessibles\/","title":{"rendered":"Quels documents de la police sont accessibles?"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><div class=\"embed-responsive embed-responsive-16by9\"><div class=\"iframe-container\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"embed-responsive-item\"  title=\"La police et le droit \u00e0 l&#039;information\" width=\"500\" height=\"281\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/s-Xq_a1dJGA?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" referrerpolicy=\"strict-origin-when-cross-origin\" allowfullscreen><\/iframe><\/div><\/div>\n<\/p>\n<p class=\"video-caption\">Les vid\u00e9os r\u00e9alis\u00e9es par la police peuvent-elles \u00eatre consult\u00e9es? R\u00e9ponses dans notre \u00abCaf\u00e9 Transparence\u00bb.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><em>Par Eva Hirschi. <\/em><strong>Comment le principe de transparence s&rsquo;applique-t-il aux documents de police? St\u00e9phane Werly, pr\u00e9pos\u00e9 genevois \u00e0 la protection des donn\u00e9es et \u00e0 la transparence, et Eric Golaz, ancien pr\u00e9pos\u00e9 vaudois au droit de l&rsquo;information, en parlent dans le \u00abCaf\u00e9 Transparence\u00bb.<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Les manifestations \u00e0 Lausanne ont donn\u00e9 lieu \u00e0 des violences. Des groupes WhatsApp aux contenus racistes, dans lesquels des membres des forces de s\u00e9curit\u00e9 \u00e9changeaient secr\u00e8tement des messages, ont suscit\u00e9 de vives discussions. La police est r\u00e9guli\u00e8rement sous les feux de l&rsquo;actualit\u00e9. Quels sont nos droits en mati\u00e8re d&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 ses documents? Le principe de transparence s&rsquo;applique-t-il aux documents de police?<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<p>Oui, r\u00e9pond clairement Eric Golaz, ancien pr\u00e9pos\u00e9 vaudois au droit \u00e0 l&rsquo;information: la police et son administration sont soumises au principe de transparence au m\u00eame titre que les autres institutions publiques: \u00abLa police doit faire tout son possible pour donner le maximum d&rsquo;informations\u00bb. Cela vaut non seulement pour la police cantonale, mais aussi pour la police communale.<\/p>\n<p><strong>Exceptions pr\u00e9vues par la loi<\/strong><\/p>\n<p>Les directives internes qui r\u00e8glent le fonctionnement de la police, par exemple, sont en principe accessibles. Il existe toutefois des r\u00e9serves et des diff\u00e9rences cantonales. Ainsi, la loi genevoise sur l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 l&rsquo;information (LIPAD) pr\u00e9voit plusieurs exceptions \u00e0 l&rsquo;article 26, notamment lorsque l&rsquo;acc\u00e8s au document mettrait en p\u00e9ril la s\u00e9curit\u00e9 de l\u2019Etat. Dans un tel cas, il vaut toutefois mieux publier un document caviard\u00e9 que ne rien publier du tout, estime St\u00e9phane Werly. La loi vaudoise sur l&rsquo;information LInfo pr\u00e9voit \u00e9galement \u00e0 l&rsquo;article 16 des exceptions que la police peut invoquer. Eric Golaz rappelle lui aussi qu&rsquo;il faut examiner la possibilit\u00e9 d&rsquo;un acc\u00e8s au moins partiel: \u00abCe n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;il y a un \u00e9l\u00e9ment qui g\u00eane que tout le document doit rester secret\u00bb.<\/p>\n<p><strong>Aucune condition d&rsquo;acc\u00e8s<\/strong><\/p>\n<p>La journaliste Camille Krafft de \u00abBlick Romandie\u00bb a r\u00e9cemment rendu public un cas int\u00e9ressant concernant les dossiers de police: elle avait demand\u00e9 \u00e0 avoir acc\u00e8s aux \u00abrapports de refoulement\u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire une sorte de proc\u00e8s-verbal du d\u00e9roulement des renvois forc\u00e9s. La police lui a accord\u00e9 l&rsquo;acc\u00e8s, mais \u00e0 des conditions strictes. La journaliste n&rsquo;a ainsi pu consulter les documents que sur place et a d\u00fb soumettre au canton toute citation \u00e9ventuelle avant publication. Une proc\u00e9dure incompr\u00e9hensible pour les deux experts: \u00abEn ce qui concerne le canton de Vaud, je ne vois aucune justification \u00e0 ces r\u00e8gles restrictives\u00bb, d\u00e9clare Eric Golaz. \u00abSoit un document est public, soit il ne l&rsquo;est pas\u00bb. Cela signifie \u00e9galement qu&rsquo;une r\u00e9daction (ou un citoyen ou une citoyenne) peut publier un document qu&rsquo;elle a re\u00e7u. Il en va de m\u00eame dans le canton de Gen\u00e8ve: selon St\u00e9phane Werly, l&rsquo;administration peut tout au plus facturer les frais de copie si ceux-ci repr\u00e9sentent une somme importante. Un commentaire int\u00e9ressant a \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 par une personne du public du \u00abCaf\u00e9 Transparence\u00bb: un citoyen avait demand\u00e9 les m\u00eames documents \u00e0 la police apr\u00e8s avoir lu l&rsquo;article de Camille Krafft. On lui avait impos\u00e9 les m\u00eames conditions, ce qui l&rsquo;avait incit\u00e9 \u00e0 demander une d\u00e9cision formelle. Au lieu de cela, les autorit\u00e9s lui ont envoy\u00e9 les documents correspondants directement par e-mail \u2013 peut-\u00eatre parce qu&rsquo;une d\u00e9cision formelle aurait permis de recourir et qu&rsquo;elles voulaient \u00e9viter cela.<\/p>\n<p><strong>Acc\u00e8s aux enregistrements audio et vid\u00e9o<\/strong><\/p>\n<p>Une question revient r\u00e9guli\u00e8rement dans le cadre des interventions polici\u00e8res: peut-on demander l&rsquo;acc\u00e8s aux enregistrements audio ou vid\u00e9o, par exemple ceux provenant de cam\u00e9ras corporelles? Pour les deux experts, il s&rsquo;agit \u00e9galement de documents, dont l&rsquo;acc\u00e8s doit donc \u00eatre possible, sauf en cas d&rsquo;exception. Le cas \u00e9ch\u00e9ant, les visages doivent \u00eatre rendus m\u00e9connaissables afin de garantir la protection des droits de la personnalit\u00e9.<\/p>\n<p><strong>Exception pour les rapports de police<\/strong><\/p>\n<p>Les journaux de police ou mains courantes (appel\u00e9s journal des \u00e9v\u00e9nements police (JEP) dans le canton de Vaud) constituent un autre type de document int\u00e9ressant. S\u2019ils contiennent des \u00e9l\u00e9ments li\u00e9s \u00e0 une infraction p\u00e9nale, ces sont les lois sur les dossiers de polices et les proc\u00e9dures judiciaires qui s\u2019appliquent: les documents ne sont en principe pas accessibles selon le principe de transparence. La m\u00eame logique pr\u00e9vaut pour les plaintes p\u00e9nales et autres documents de proc\u00e9dures. Toutefois, selon les pr\u00e9pos\u00e9s cantonaux, une personne directement concern\u00e9e qui souhaite avoir acc\u00e8s \u00e0 ses donn\u00e9es personnelles peut, sous certaines conditions, obtenir l&rsquo;acc\u00e8s \u00e0 aux extraits de journaux de polices qui la concerne. Concernant les documents des proc\u00e9dures judiciaires, tous les documents vers\u00e9s aux dossiers ne sont pas forc\u00e9ment exclus du droit d\u2019acc\u00e8s. \u00abCe n&rsquo;est pas parce que les documents figurent dans le dossier p\u00e9nal qu&rsquo;on n&rsquo;y a pas acc\u00e8s. Il doit y avoir un lien direct entre la proc\u00e9dure p\u00e9nale et le document\u00bb, explique Eric Golaz.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Par Eva Hirschi. Comment le principe de transparence s&rsquo;applique-t-il aux documents de police? 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