{"id":4117,"date":"2016-01-20T15:07:36","date_gmt":"2016-01-20T13:07:36","guid":{"rendered":"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/?p=4117"},"modified":"2016-01-20T15:07:36","modified_gmt":"2016-01-20T13:07:36","slug":"produits-phytosanitaires-il-faut-plus-dinfos","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/2016\/01\/produits-phytosanitaires-il-faut-plus-dinfos\/","title":{"rendered":"Produits phytosanitaires\u00a0: il faut plus d\u2019infos"},"content":{"rendered":"<div id=\"attachment_4119\" class=\"wp-caption alignright\" style=\"width: 592px\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-4119\" src=\"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/files\/2016\/01\/Pest.jpg\" alt=\"Pas question de secret d\u2019affaires\u00a0: l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture doit donner acc\u00e8s aux chiffres de l\u2019utilisation de produits phytosanitaires. (Photo Capy Thomson\/Getty Images)\" width=\"582\" height=\"326\" \/> Pas question de secret d\u2019affaires\u00a0: l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture doit donner acc\u00e8s aux chiffres de l\u2019utilisation de\u00a0produits phytosanitaires. (Photo Capy Thomson\/Getty Images)<p class=\"wp-caption-text\"><\/p><\/div>\n<p><em>Par Marcel H\u00e4nggi.<\/em> <strong>Greenpeace l\u2019emporte contre l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral administratif\u00a0: l\u2019Ofag doit fournir les chiffres de vente des substances contenues dans les produits phytosanitaires.<\/strong><\/p>\n<p>Les partisans d\u2019une gestion administrative transparente disposent d\u2019un bon avocat en la personne du Pr\u00e9pos\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 la protection des donn\u00e9es et \u00e0 la transparence (PFPDT). Du moins en allait-il ainsi jusqu\u2019\u00e0 la retraite de Hanspeter Th\u00fcr, fin 2015. Lorsque le PFPDT doit d\u00e9livrer une recommandation parce que l\u2019auteur d\u2019une requ\u00eate de consultation n\u2019accepte pas le refus de l\u2019administration, ladite recommandation est le plus souvent en faveur du requ\u00e9rant. Et en g\u00e9n\u00e9ral de telles recommandations sont appuy\u00e9es par les tribunaux. Mais dans un cas le TFA est all\u00e9 tr\u00e8s nettement plus loin que le PFPDT.<\/p>\n<p>\u00a0<!--more-->Greenpeace \u00e9tait le plaignant. L\u2019organisation de protection de l\u2019environnement voulait obtenir de l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture certains chiffres que l\u2019Ofag s\u2019est refus\u00e9 \u00e0 fournir, \u00e0 juste titre, estima le PFPDT. Mais dans un <a href=\"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/francais\/das-gesetz\/urteile-bundesgerichte\/\" target=\"_blank\"><em>arr\u00eat du 26 novembre 2015<\/em>,<\/a> le TFA a donn\u00e9 raison \u00e0 Greenpeace. Il s\u2019agissait de savoir ce qui pouvait \u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme secret des affaires, soit la clause d\u2019exception dans la Loi sur la transparence \u00e0 laquelle l\u2019administration recourt le plus volontiers.<\/p>\n<p>En 2013, la station de recherche Agroscope avait publi\u00e9 une <a href=\"http:\/\/www.agroscope.admin.ch\/publikationen\/einzelpublikation\/index.html?lang=fr&amp;aid=33229&amp;pid=33199\" target=\"_blank\"><em>Etude sur l\u2019utilisation des produits phytosanitaires en Suisse<\/em>.<\/a> L\u2019\u00e9tude n\u2019\u00e9num\u00e9rait pas les donn\u00e9es brutes des ann\u00e9es 2009 et 2010 constituant la base de ce rapport. Se fondant sur la LTrans, Greenpeace a demand\u00e9 \u00e0 l\u2019Ofag l\u2019acc\u00e8s aux chiffres de vente 2009 et 2010 d\u2019une s\u00e9rie de produits phytosanitaires. La raison\u00a0: des produits phytosanitaires semblent \u00eatre, entre autres, depuis plusieurs ann\u00e9es, \u00e0 l\u2019origine de la mort des abeilles. Ce n\u2019est pas absolument prouv\u00e9, les producteurs d\u2019agents phytosanitaires d\u00e9mentent toute relation et ne sont pas int\u00e9ress\u00e9s \u00e0 \u00e9lucider l\u2019affaire.<\/p>\n<p>L\u2019Ofag a partiellement approuv\u00e9 la requ\u00eate de consultation de Greenpeace\u00a0: il a fourni les chiffres de vente des produits propos\u00e9s par plusieurs fabricants. Mais pour les substances propos\u00e9es par un fabricant seulement, l\u2019Ofag a admis un possible secret des affaires, soulignant cependant qu\u2019il \u00e9tait possible de d\u00e9duire des chiffres quel fabricant avait livr\u00e9 quelles quantit\u00e9s d\u2019un produit donn\u00e9. Il a auditionn\u00e9 les fabricants concern\u00e9s qui \u2013 ce n\u2019est pas \u00e9tonnant \u2013 se sont prononc\u00e9s contre une publication des informations. L\u2019Ofag a tranch\u00e9 dans le sens de cette prise de position, avec une exception\u00a0: il a communiqu\u00e9 les chiffres d\u2019une substance qui n\u2019est plus propos\u00e9e, en d\u00e9pit de l\u2019opposition des fabricants. Greenpeace a fait appel au PFPDT qui, dans sa <em><a href=\"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/deutsch\/das-gesetz\/schlichtungen\/?jahr=2015\" target=\"_blank\">recommandation du 21 avril 2015<\/a><\/em>, a enti\u00e8rement soutenu l\u2019argumentation de l\u2019Ofag.<\/p>\n<p>Cette recommandation du PFPDT a \u00e9tonn\u00e9 et Greenpeace ne s\u2019est pas laiss\u00e9 d\u00e9courager. Et l\u2019ONG a eu gain de cause\u00a0: pour deux raisons, le TFA n\u2019a pas voulu entendre parler de violation du secret des affaires. Premi\u00e8rement il n\u2019\u00e9tait pas possible de d\u00e9duire des chiffres de vente de certains produits la quantit\u00e9 totale d\u2019agents vendus, car ces produits comportaient des combinaisons de substances diff\u00e9rentes en quantit\u00e9s diverses. Mais, surtout, le secret des affaires n\u2019\u00e9tait en rien l\u00e9s\u00e9, m\u00eame s\u2019il \u00e9tait possible d\u2019en tirer des conclusions.<\/p>\n<p>Pour qu\u2019une information soit un secret d\u2019affaires, elle doit \u00eatre \u00ab\u00a0relativement secr\u00e8te\u00a0\u00bb, autrement dit n\u2019\u00eatre connue que d\u2019un cercle restreint de personnes, et il doit y avoir une volont\u00e9 subjective de garder le secret. Ces deux conditions \u00e9taient bel et bien remplies mais, troisi\u00e8me condition, la publication de l\u2019information doit entra\u00eener une distorsion de la concurrence. C\u2019est ainsi que le PFPDT, dans une autre <em><a href=\"https:\/\/www.oeffentlichkeitsgesetz.ch\/deutsch\/das-gesetz\/schlichtungen\/?jahr=2015\" target=\"_blank\">recommandation du 10 juillet 2015<\/a><\/em>, n\u2019a pas valid\u00e9 comme secret des affaires les contrats pass\u00e9s entre des biblioth\u00e8ques et des \u00e9diteurs de revues, parce que ces \u00e9diteurs occupaient des situations de monopole et que, du coup, il n\u2019existait pas de march\u00e9 susceptible de souffrir de distorsion.<\/p>\n<p>L\u2019Ofag a sommairement conclu que les chiffres de vente constituaient des secrets d\u2019affaires et le PFPDT avait repris cette argumentation. Mais l\u2019Ofag n\u2019a pas expliqu\u00e9 dans quelle mesurer la publication de ces informations pouvait entra\u00eener une distorsion du march\u00e9. Le TFA a conclu que cela ne suffisait pas et qu\u2019il n\u2019y avait pas de risque de distorsion du march\u00e9 en vue, d\u2019autant moins que les donn\u00e9es litigieuses \u00e9taient vieilles de plusieurs ann\u00e9es. Le tribunal n\u2019a pas dit si une requ\u00eate analogue pour des donn\u00e9es actuelles aboutirait au m\u00eame r\u00e9sultat\u00a0: la chose serait \u00e0 juger le moment venu.<\/p>\n<p>Le TFA a renvoy\u00e9 la demande de consultation \u00e0 l\u2019Ofag, charge \u00e0 lui d\u2019en rejuger la pertinence. L\u2019Ofag a d\u00e9clar\u00e9 \u00e0 \u00d6ffentlichkeitsgesetz.ch qu\u2019il entendait se r\u00e9f\u00e9rer au verdict du TFA.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Marcel H\u00e4nggi. Greenpeace l\u2019emporte contre l\u2019Office f\u00e9d\u00e9ral de l\u2019agriculture devant le Tribunal f\u00e9d\u00e9ral administratif\u00a0: l\u2019Ofag doit fournir les chiffres de vente des substances contenues dans les produits phytosanitaires. Les partisans d\u2019une gestion administrative transparente disposent d\u2019un bon avocat en la personne du Pr\u00e9pos\u00e9 f\u00e9d\u00e9ral \u00e0 la protection des donn\u00e9es et \u00e0 la transparence (PFPDT). 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